Cinéaste, elle a réalisé une douzaine de films (Prix du Jury de Sélection du Festival de Knokke-Le-Zoute en 1974-75) de vidéos et – en collaboration avec Guy Fihman – une dizaine de films holographiques et leurs dispositifs d’enregistrement et de présentation. Elle a publié de nombreuses études sur le cinéma narratif (La Jouissance Cinéma, 1976, éd. 10/18), l’art vidéo et le cinéma expérimental et d’avant-garde depuis 1969 notamment sur les Vasulka, Peter Kubelka, Jonas Mekas, Andy Warhol… De 1993 à fin 1995, elle a programmé des films à la Cinémathèque française dans le cadre du Cabinet d’Amateur. Et depuis fin 1998, elle programme des films expérimentaux et d’avant-garde au Forum des Images à Paris. Co-fondatrice de la Paris Films Coop en 1974, éditrice de la revue Melba (1976-79), co-fondatrice et présidente de Cinédoc et depuis 1979, professeur à l’Université Paris 8 de Vincennes-Saint-Denis.


V.W Vitesses Women

de Claudine Eizykman, 1972-74,  France, 16 mm, 36 min

Prix du Jury du Festival de Knokke le Zoute, 1975.

Claudine Eizykman avec Vitesses Women, film torentueux, éblouissant, entre-croise plusieurs séquences selon des rythmes divers, parfois proches des seuils perceptifs, permettant le dérèglement des sens souhaité par Rimbaud, ouvrant la voie à un autre mode de perception.

Michel Nuridsany, Le Figaro

Dans le même ordre d’idée, celui des “grands” sujets, nous avons particulièrement remarqué V W film consacré par une femme, C. Eizykman, à la femme et qui, en fait, est surtout un acte de création poétique allié à une expression très brillante quoique trop répétée mais il s’agit là d’une œuvre intelligente et sensible.

Amis du film et de la T.V, n°225, février 1975

On a souvent soutenu qu’il ne se faisait pas de travail expérimental radical en France, or le film de C. Eizykman V W vient affirmer, en nous proposant une recherche des plus rigoureuse sur l’information (négatif/ positif, vitesse, durée) cinématographie perçue hors de toute narrativité.

Raphaël Bassan, Télé Ciné, n° 198, avril 1975

L’autre scène

de Claudine Eizykman, 1969-72, France, 16 mm, 8 min

C’est une tentative qui vise à manifester (et non à signifier) avec les images et la matière sonore comment fonctionne une publicité : ici la lame Gillette. L’autre scène devait inclure d’autres séquences portant sur d’autres champs que la publicité. Le titre, emprunté à Freud indique l’importance accordée aux opérations du travail du rêve par rapport au travail du film. La revue : Le travail du film numéro spécial consacré à “psychanalyse et cinéma” paru en janvier 1970, Claudine Eizykman et Guy Fihman y développaient cette relation et un programme de films au cinéma le Marais).

C. Eizykman, programme CNAC-G.Pompidou, Déc. 1980

Bruine Squamma : séries mêlées

de Claudine Eizykman, 1972-77, France, 16 mm, 37 min

Éprouver que sa perception change de vitesse, que son cerveau et son corps s’emplissent de mouvements. Il n’y a guère que l’angoisse, la souffrance et le plaisir sexuel qui suscitent l’ébranlement dans le corps et dans le cerveau, de mouvements. Et encore ceux-ci sont-ils fondus dans des implications, gainés dans la ouate quasi naturelle qui baigne toute notre mobilité corporelle/cervicale, différant, estompant l’éprouvé direct des mouvements, battements, dont notre vie est formée.

Ce que j’ai toujours cherché à produire par mes films ce sont des éprouvés corporels et psychiques, sentir l’irruption lente ou rapide de tremblements, de tressaillements, de fourmillements qui ne soient pas en définitive quadrillés et portés par la douleur mais qui arrivent directement par les objets et simultanément à ma perception. Que ma perception et les objets s’appareillent, battent simultanément les mêmes impulsions sensorielles ou spatiales. Il y a un bénéfice secondaire de la douleur qui est de sentir que celle-ci résulte de battements ; ceux-ci ont des amplitudes, des orientations, des vitesses qui cisèlent leurs choix d’organes et leurs modes d’attaque des organes. Et ces concentrations, ces dispersions, ces qualités de battements éveillent des mémoires, des cheminements, des processus infinis, spirales, volutes, doubles zébrures, des textures inouïes, ouate, gaze, brume, bruine, mousseline, piqué… qui permettent de surmonter la douleur en la décondensant et en la parcourant dans ses multiples ramifications, et ce, surmonté, c’est précisément l’activité de la pensée…

Claudine Eizykman, Le Film après coup

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PRIX LIBRE
Nous souhaitons que le cinéma demeure accessible à toutes et tous. Nous souhaitons pouvoir porter la singularité de notre modèle de diffusion non commercial.
La curiosité, et le plaisir des images ne doivent pas être un privilège.
Si nous conseillons un prix, 5 euros (celui que nous appliquions jusqu’à présent), ce sera prix libre à partir de janvier 2020, pour toutes les séances organisées et portées par l’équipe de Videodrome 2, signalées en conséquence dans nos supports de communication.

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