Salomé

Carmelo Bene – 1972, Italie, 1h20, VOstFR

D’après Salomé d’ Oscar Wilde
Avec Carmelo Bene, Lydia Mancinelli, Alfiero Vincenti, Donyale Luna, Veruschka

Quelques épisodes accidentels de la vie d’un pauvre Christ servent d’introduction à la tragédie d’Hérode, qui est traversée par des séries d’images dédoublant chaque personnage. Une plongée dans les oripeaux d’un opéra kitsch-rock-baroque.
Un esprit satirique féroce se conjugue ici avec l’expérimentation intellectuelle la plus osée, annulant toute tentation d’ordre, de conformisme et de respect envers un code narratif.
Carmelo Bene était particulièrement fier du montage de cette œuvre qui comptait 4500 plans.

 

“Bene n’a jamais pensé le cinéma comme le lieu d’une simple reprise ou variations baroques, surréalistes ou hyperboliques de ses propres spectacles théâtraux ; il l’a pensé et rêvé, un moment du moins, le temps d’une parenthèse enchantée, comme une machine capable d’embaumer l’œuvre enregistrée sous forme de monument funèbre, capable aussi, comme l’a écrit son ami Gilles Deleuze, « d’opérer une théâtralisation plus profonde que le théâtre lui-même », capable surtout « de donner un corps, c’est-à-dire de le faire naître et disparaître dans une cérémonie » fastueuse, cruelle et souvent parodique où l’image visible du corps se défait dans des images orales qui invoquent l’écoute comme unique témoignage d’une présence, celle de l’acteur, vouée à l’invisibilité et à la disparition. Alors, et alors seulement, dans ces instants rares, trop rares diront certains, où les images cinématographiques de Bene se cristallisent à force de saturation et de vibration, ce ne sont plus les personnages qui ont une voix, ce sont, pour reprendre encore les mots de Gilles Deleuze dans l’Image-Temps, les voix ou plutôt les modes vocaux du protagoniste (murmure, souffle, cri, éruction) qui deviennent les seules et véritables personnages de la cérémonie, dans le milieu devenu musique : tels les prodigieux monologues d’Hérode Antipas dans Salomé, qui s’élèvent de son corps recouvert par la lèpre, et qui effectuent les puissances sonores du cinéma ». (extrait de l’article “Carmelo Bene et le cinéma : une parenthèse héroïque“, l’Humanité.fr)

 

La biographie de Carmelo Bene est consultable dans l’article ci-dessous :
> Des livres de Carmelo Bene et de Jean-Paul Manganaro

 

Carmelo Bene répétait souvent : “Je fais de la musique pour les yeux.” et il confessa une fois : “Je crois qu’il est grand temps, hors de l’idéologie et de La communication d’esprit littéraire, de récupérer un mot qui est aujourd’hui maudit : sentiment. Si on y parvient vraiment, ce sera La situation idéale, on pourra parvenir à ce qui a été réussi en musique. » (Noël Simsolo)

 

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