Dans le cadre de leur résidence avec le Frac PACA, initialement prévue pour octobre 2020 et reportée à 2021, les artistes / réalisateurs Romana Schmalisch et Robert Schlicht présentent une série de films qui traitent de la représentativité des rapports de force sociaux, notamment en relation avec le travail dans / de la société : Wolff von Amerongen a-t-il commis des infractions en matière de faillite ? par Gerhard Friedl.

Les deux artistes berlinois Romana Schmalisch et Robert Schlicht travaillent autour de la notion, de la représentation et de la réalité du travail dans des sociétés capitalistes. Dans une vie rythmée par l’urbanisme, comment le travail change-t-il l’individu libre ? Leur temps de résidence au FRAC à Marseille, autour des grandes infrastructures portuaires et touristiques de la Joliette, sera pour eux l’opportunité d’une exploration des flux des hommes et des marchandises et de l’impact provoqué par la crise sanitaire dans ce monde en mouvement.

Le film que les deux cinéastes ont choisi dans le cadre de leur « carte blanche », se situe à la frontière entre le document et l’essai. Il traite du sujet des enchevêtrements et des crimes des dynasties économiques allemandes du XXe siècle et montre des sites industriels allemands entre les nouvelles économiques et les softnews boulevardesques. Le premier long-métrage de Gerhard Friedl montre maintenant le capital mondial dans son bruit, son infamie et sa délinquance. La mondialisation est capitale en tant que relation globale entre les lieux, les personnes, les objets, les images, les mots, qui est toujours aussi non relationnelle, un “fossé audiovisuel” entre ce qui est dit pédant hors caméra et ce qui est immobile dans l’image.

La projection sera suivie par une discussion avec les cinéastes Romana Schmalisch et Robert Schlicht.


Wolff von Amerongen a-t-il commis des infractions en matière de faillite ?

de Gerhard Friedl, 2004, Allemagne/Autriche, 73 min, VOSTFR

Alors que Knittelfeld – Ville sans histoire – avait enregistré l’histoire comme le bruit événementiel de la vie infâme, le premier long-métrage de Friedl nous montre maintenant le capital mondial dans son bruit et ses bruits, son infamie et sa délinquance. La mondialisation est capitale en tant que relation globale entre les lieux, les personnes, les objets, les images, les mots, qui est toujours aussi non relationnelle, un “fossé audiovisuel” entre ce qui est dit pédant hors caméra et ce qui est immobile dans l’image.

Le film WOLFF VON AMERONGEN A-T-IL COMMIS DES INFRACTIONS EN MATIERE DE FAILLITE ? présente l’histoire économique de la République fédérale d’Allemagne sous une forme expérimentale qui remet en question les modèles communs de représentation cinématographique de l’histoire. On y voit des images peu spectaculaires de villes, de paysages, d’usines et d’aéroports. Une voix parle de manière laconique des carrières, des coutumes, des spleens et des catastrophes des grandes entreprises. Le montage irrite au lieu d’illustrer. Le film soulève des questions comme : La criminalité en col blanc peut-elle être dépeinte ? De quel point de vue peut-on aujourd’hui formuler des connaissances sur le pouvoir ? Mais aussi : le doute sur la représentabilité du capital ferme-t-il la dimension du politique ? Ou bien ne l’ouvre-t-elle pas d’abord ?

(Propre traduction de l’extrait de la déclaration du jury, Prix ARTE du meilleur documentaire allemand 2004)

Romana Schmalisch (1974, Berlin, Allemagne) a étudié à l’Université des Beaux Arts de Berlin. Elle a été accueillie en résidence dans plusieurs programmes de bourses, dont le département des Beaux Arts de l’Académie Jan-Van-Eyck à Maastricht, le programme de bourse du Sénat berlinois à Londres et aux Laboratoires d’Aubervilliers (2013-2014). Robert Schlicht (1975, Berlin, Allemagne) a étudié la philosophie à l’Université Humboldt de Berlin. Son dernier essai, Film as Show Trial, a été publié dans Der Standpunkt der Aufnahme – Point of View : Perspectives of political film and video work (édité par Tobias Hering en collaboration avec l’Arsenal Berlin—Institut pour l’art du film et de la vidéo).
Depuis 2004, ils ont collaboré sur plusieurs projets au carrefour de la théorie et du film, interrogeant les représentations cinématographiques de l’Histoire et de la société. Leurs films ont été montrés dans des expositions et festivals à Berlin, Houston, Paris, Moscou, Yerevan, Madrid, Brest, Essen, Duisburg, Vienne.
Leur film, Labour Power Plant sera par ailleurs présenté au FRAC le jeudi 8 octobre à 18h30.

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