Vendredi 12 juin 2026 · 21h00
TRAVERSÉES II – SÉANCE II
Partie I . Exutoire Individuel, Exaltations Collectives
Classes Éléctroacoustique, Cité de La Musique, Marseille

RÉTIVITÉ
Sophie Cavé Lopez
2026 . 03’30’’
Troisième volet d’une suite qui explore les réactions d’un unique corps sonore à la contrainte mécanique, Rétivité observe une oscillation qui refuse de mourir. Rétive, celle-ci s’agite et se défend, tout en conservant un calme tenace.
ICE BREAKER
Manuella Blackburn
2015 . 07’10’’
Les sonorités délicates de la glace, sons d’effervescence et de bouillonnements.
Des éclats de fêtes.
EVER IS ALL OVER
Pipiloti Rist
1997 – projection vidéo . 04’00’’
Ever is All Over est initialement une installation vidéo.
Une femme en robe turquoise marche dans la rue.
CE QUI GRONDE II
Charlotte Benedittini
2025 . 04’00’’
Apparition, disparition. Mouvement intérieur. Ce qui gronde.
BURN OUT_01
Emmanuel Vigier
2026 . 05’06’’
Burn Out est une série de petites pièces qui interroge les notions de quotidien et de saturation dans une matière sonore, à priori sans qualité.
La série est fabriquée de 56 prises effectuées avec des enregistreurs de poche. Chaque pièce aurait pour durée 5mn et 6s.
ÉTUDES RYTHMIQUES AUX ACCÉLÉRATIONS
Ludovic Coullet
2026 . 03’00’’
Une étude explorant les phénomènes d’accélération et de décélération appliqués à une base rythmique itérative.
LES HUIT PILLARDS
composition collective Cycle II
2026 . 08’18’’
En trois parties basées temporellement sur le nombre Pi = 3,14159265…, cette composition collective rend hommage à un lieu associatif qui va disparaître.
La première partie (3’14’’) présente les huit pillards discutant d’un mauvais coup. Dans le style de la musique concrète (ou d’objets) chère à Pierre Schaeffer, elle est composée à partir de séquences-jeux faite avec huit corps sonores et deux modes d’excitation ; ils symbolisent bien sûr les huit pillards : verre, peau, papier, métal, bois, eau, ressort, flûte (souffle).
Pour la seconde partie (1’59’’), c’est dans l’espace Pillard, à Plombière, que les sons ont été enregistrés in situ ; aux objets sonores est donc attachée la réverbération du lieu. La troisième partie (2’65’’= 3’05’’) met en scène les pillards masqués, qui tentent d’échapper à une menace. Ils ont modifié leur apparence (avec des effets plus ou moins marqués) afin de se fondre dans l’environnement.
Les six élèves de la classe de François Wong sont d’horizons divers et variés (musique, documentaire, radio, informatique, etc.), pour ne pas rentrer dans les détails.
C.U.T.E.
Louise Barrière et Zazie Grasset
2026 . 10’00’’
Comme un bruit qui apparaît, d’un coup, la nuit. Doux et étrange à la fois. On ne sait pas d’où ça vient… mais ce n’est pas à l’endroit où on aimerait que cela soit. Comme on ne le voit pas, ça prend de plus en plus de place dans la tête. Ça va nous réveiller, alors on préfère ne pas dormir.
FLUXTUBE
composition collective
Acousmaki + Éveil + Cycle I + Cycle II
2026 . 07’25’’
C’est l’histoire d’une tentative de communication.
C’est l’histoire des ondes qui cherchent leur chemin, qui se perdent et s’entrechoquent parfois.
C’est l’histoire d’un réseau qui se forme et se développe.
Sur une proposition du collectif Acousmaki, réalisation collective par l’ensemble classes de compositions électroacoustique.
Partie II . Synthé Modulaire & Clarinette Basse – Joao Orecchia

João Renato Orecchia Zúñiga compose de la musique, réalise la conception sonore et le mixage final pour le cinéma, le théâtre, la vidéo et les installations artistiques. João Renato Orecchia Zúñiga est un artiste interdisciplinaire, compositeur, musicien et concepteur sonore dont le travail couvre les installations immersives, l’art sonore, la composition contemporaine, l’improvisation, la composition électroacoustique, la gravure, la composition pour le cinéma et le théâtre, ainsi que les interventions interdisciplinaires in situ. Orecchia travaille beaucoup sur les thèmes de l’identité et de l’appartenance, de la nature subjective de la réalité, des systèmes anti-hiérarchiques et des systèmes de valeurs alternatifs.
Né à Brooklyn d’une mère péruvienne et d’un père italien, il a grandi au sein des communautés d’immigrants métissées de la ville, avec toute leur beauté contradictoire, leur déracinement et leur instabilité. Fort d’un lien profond avec un ailleurs insaisissable, Orecchia a toujours été attiré par les territoires inconnus. En 2005, Orecchia s’est installé à Johannesburg. En s’immergeant dans les scènes underground de la musique et des arts visuels, la ville lui a fourni une source inépuisable d’inspiration et une merveilleuse confusion. Orecchia s’est taillé un espace unique qui se situe à mi-chemin entre ces univers en apparence incompatibles, collaborant notamment avec le groupe d’Afrorock BLK JKS, Thandiswa Mazwai, la pianiste de musique classique et contemporaine Jill Richards et Lukas Ligeti, ainsi qu’avec des artistes visuels de renommée mondiale tels que William Kentridge et Kudzanai Chiurai. Lorsqu’il vivait à Johannesburg, Orecchia a obtenu un master en arts numériques, ce qui l’a amené à s’intéresser de plus en plus à la nature même du son, à la manière dont celui-ci se comporte dans l’espace et à la façon dont les corps sont affectés par son mouvement et ses vibrations. Ses installations cherchent à mettre en lumière les relations entre les sons individuels en mouvement et à observer leurs interactions. Cette démarche se retrouve dans son travail musical, où il compose pour des formations inhabituelles, collabore avec des musiciens improvisateurs et compose et interprète des œuvres en solo pour ses instruments de prédilection actuels, la clarinette basse et le synthétiseur modulaire. Orecchia a reçu un South African Film & Television Award pour la conception sonore et a publié des articles dans le Leonardo Music Journal et l’Oxford Handbook of Sound Studies. Il a enseigné la conception sonore pendant quatre ans au département de cinéma et de télévision de la School of Arts de l’université du Witwatersrand à Johannesburg.
Les séances ACOUSMODROME
Dans la droite ligne de la place faite au cinéma expérimental dans sa programmation, Videodrome 2 accueille depuis déjà plusieurs années le cycle Acousmodrome proposant des séances d’expérimentations et d’immersions auditives et parfois visuelles autour de l’oeuvre acousmatique, en collaboration avec différent·es compositeurices et interprètes ainsi que les classes d’électroacoustique et de musique à l’image (Conservatoire de Musique et la Cité de la Musique). L’Acousmodrome réunit ainsi un réseau d’artistes, enseignant·es, élèves, institutions et associations réuni·es par la création sonore contemporaine. La programmation de chaque séance, tissée à plusieurs mains, se déploie autour d’un dispositif particulier : l’acousmonium, orchestre de haut-parleurs transformant la salle du Videodrome 2 en un espace d’écoute spatialisée. Cet outil partagé constitue un véritable lieu commun de travail, où se rencontrent création, pédagogie et recherche sonore, permettant d’offrir au public des expériences d’écoute bien particulières.
Informations pratiques
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La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance.
Nous pratiquons le prix libre (chaque personne paie ce qu’elle veut/peut/estime juste). Nous croyons au prix libre comme possibilité pour chacun·e de vivre les expériences qui l’intéressent et de valoriser le travail accompli comme il lui paraît bienvenu.
L’adhésion à l’association est nécessaire pour assister aux projections, elle est accessible à partir de 8€ et valable sur une année civile. Il est possible de prendre son adhésion en ligne ! Pour celleux qui le souhaitent et le peuvent, cette adhésion permet aussi de nous soutenir, en ajoutant un montant de son choix.
Les séances