Conçu en collaboration avec Les Rencontres Cinématographiques de Béjaia (RCB), le cycle automnal des Écrans d’Aflam est consacré au « Cinéma en lutte ». Une programmation qui s’étend des États-Unis en Palestine, des années 60 à aujourd’hui, pour mener le spectateur vers de nouvelles formes cinématographiques qui naissent toutes d’une volonté de témoigner d’une expérience, d’une situation, d’une lutte.

Le cinéma en lutte c’est avant tout un cinéma politique qui défend une cause. Les films, réalisés collectivement ou individuellement, accompagnent et participent aux révolutions, mouvements de protestation et dynamiques de transformation. En tournant des images, en enregistrant des sons, ou en se réappropriant des archives, les cinéastes contribuent à l’invention de nouvelles formes esthétiques. Convaincus de la nécessité du changement, leurs objectifs varient selon les contextes historiques : réveiller les consciences, expliquer les événements, dénoncer des injustices, mais aussi, créer un cinéma de décolonisation, un cinéma en marge et contre le système dominant.


Now !

de Santiago Alvarez, 1965, Cuba, 6 min, documentaire

Un des plus grands classiques du cinéma révolutionnaire, ce film donne à voir la lutte des noirs-américains aux Etats-Unis. Sous le titre de la chanson qui l’inspire, Now ! est réalisé à partir de photos tirées « de partout » et de films d’archives. N’ayant à sa disposition que très peu de films, Alvarez travaille des images issues de magazines dans la grande lignée des photos-montages. En août 1965, les émeutes de Watts, un ghetto de Los Angeles, représentent un apogée de la violence raciale. Alvarez avait pu constater l’effroyable injustice qui régnait aux Etats-Unis où il a passé une partie de sa jeunesse. Ce film appartient à une œuvre, réalisée au Vietnam, au Laos, au Pérou, au Chili, dans laquelle s’exprime une vision internationaliste de la lutte, et l’utilisation du cinéma comme le moyen d’éveiller les consciences.


Fragments de Rêves

de Bahïa Bencheikh El Fegoun, 2017, Algérie, 1h15, documentaire

Le film propose un croisement d’entretiens avec des acteurs de la société civile algérienne et des images d’archives ayant circulées sur les réseaux sociaux autour des mouvements sociaux de contestation depuis 2011 en Algérie. Des témoignages exclusifs exprimant un puissant désir de liberté, de dialogue et de paix. La projection de ce film aux Rencontres cinématographiques de Bejaïa a été interdite par le ministère de la Culture algérien, en septembre 2018.


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PRIX LIBRE
Nous souhaitons que le cinéma demeure accessible à toutes et tous. Nous souhaitons pouvoir porter la singularité de notre modèle de diffusion non commercial.
La curiosité, et le plaisir des images ne doivent pas être un privilège.
Si nous conseillons un prix, 5 euros (celui que nous appliquions jusqu’à présent), ce sera prix libre à partir de janvier 2020, pour toutes les séances organisées et portées par l’équipe de Videodrome 2, signalées en conséquence dans nos supports de communication.

Adhésion annuelle obligatoire de 5 euros (de date à date)

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La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance

 


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