Dans ce cycle nous interrogeons la complexité et l’ambiguïté qu’apporte, dans la reproduction cinématographique du réel, la multiplication des points de vue.

L’image cinématographique, pour André Bazin, parce qu’elle est une image enregistrée qui reproduit le réel, emporte d’emblée l’adhésion du spectateur à ce qu’il voit, y compris lorsqu’elle est le support d’un récit fictionnel où sa nature réaliste renforce l’illusion de la fiction. Mais l’image filmée découpe le réel en même temps qu’elle le répète et le circonscrit aux fragments qu’elle prélève. Le spectateur de cinéma, assigné à l’écran, regarde un monde réduit et simplifié. Il faut, pour contrarier cette réduction, tout l’art d’un cinéaste.

Nous vous proposons une sélection de trois films : Elephant, Mystery Train et Amours Chiennes dont le parti-pris de mise en scène nous semble restituer la complexité et l’ambiguïté du monde. Il s’agit à chaque fois d’observer le même évènement depuis différents angles et points de vue : faire du champ d’une séquence, le hors champ de la séquence suivante.

La simultanéité, dans le récit, des actions qui se suivent à l’écran contrarie la linéarité du temps. La multiplication des points de vue brise l’univocité du sens. Chaque séquence du film apparaît alors comme le fragment isolé d’une vaste mosaïque, le morceau égaré d’un puzzle infini où le monde perçu renoue avec son incomplétude première et redevient un champ des possibles.

La réalité n’est qu’un point de vue.
Philip K. Dick

 

Un quatrième film, Timecode, fait le pari de figurer littéralement cette mosaïque en divisant le cadre en quatre plans.

Le film Cours, Lola, cours, propose, lui, de remonter le temps pour inscrire de légères variations à l’intérieur d’un même évènement (effet papillon).

Au delà d’une restitution de l’ambiguïté première du monde perçu, ces cinq films interrogent le privilège de l’optique dans l’expérience sensible où le visible bénéficie d’un indice de vérité qui emporte la croyance.

Chacun a raison de son propre point de vue,
mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort.
Gandhi

 

Enfin, nous terminerons le cycle avec un classique, le film Paris vu par …, film à sketches où six réalisateurs de la Nouvelle Vague mettent en scène des récits plus ou moins drôles, plus ou moins cruels dans différents quartiers de Paris. A l’aune des films précédents, nous nous accordons d’inscrire ces sketches dans une simultanéité, de les faire appartenir à un même moment en les reliant par un « pendant ce temps ». Ils composent alors ensemble le portrait impressionniste d’une ville-ruche foisonnant d’expériences, de trajectoires et d’évènements.


Le programme du cycle

 

Elephant de G. V. Sant | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Elephant de Gus Van Sant, 2003, 1h21, USA, VOstFR

L'entrée est libre et gratuite

Cours, Lola, cours de T. Tykwer | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Cours, Lola, cours de Tom Tykwer, 1998, 1h21, Allemand, VOstFR

L'entrée est à 5€ (+3€ d'adhésion)

Time Code de Mike Figgis | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Time Code de Mike Figgis, 2001, 1h37, USA, VOstFR

L'entrée est libre et gratuite

Amours chiennes de A. G. Iñárritu | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Amours chiennes (Amores perros) de Alejandro González Iñárritu, 2000, 2h33, Mexicain, VOstFR

L'entrée est libre et gratuite

Mystery Train de J. Jarmusch | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Mystery Train de Jim Jarmusch, 1989, 1h50, USA, VOstFR

L'entrée est libre et gratuite

Paris vu par Rohmer, Chabrol, Rouch, Godard, ... | La variation des points de vue
Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille

Dans le cadre du cycle Le kaléidoscope du réel : La variation des points de vue

Paris vu par ... de Jean Douchet, Eric Rohmer, Claude Chabrol, Jean-Daniel Pollet, Jean Rouch et Jean-Luc Godard, 1965, 1h30, Français

L'entrée est à 5€ (+3€ d'adhésion)

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Les cycles cinéma
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La sélection du vidéoclub

Le vidéoclub de Videodrome 2 vous propose une sélection de dvds et bluray en lien avec le cycle Le kaléidoscope du réel | La variation des points de vue

 


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Videodrome 2
49 Cours Julien
13006 Marseille

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Les tarifs des séances cinéma

Adhésion annuelle indispensable à l’association
à partir de 3€

5€ la séance
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

La carte RAGE + adhésion annuelle
:: VIDÉOCLUB : 3 films pour 7 jours

:: CINÉMA : accès illimité à toutes les séances hors séances spéciales et festivals
100€ (payables en trois fois par chèque)

La carte SCANNERS + adhésion annuelle
:: CINÉMA : accès illimité à toutes les séances hors séances spéciales et festivals
80€ (payables en trois fois par chèque)

La carte 10 séances + adhésion annuelle
40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance


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