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Dans le cadre de la présentation de “Je vois rouge” de Bojina Panayotova à la Baleine

Séance en présence de Bojina Panayotova, réalisatrice du film L’immeuble des braves


L’immeuble des braves

De Bojina Panayotova, France, 2019, 23 min

Sofia, 13 juin 2014. Comme chaque jour, Ivan revient devant l’immeuble dont il s’est fait expulser. Il vient nourrir ses enfants, Gigi et Sara, deux chiens errants qui vivent encore là. Mais ce matin, les chiens ont disparu. Ivan dans tous ses états alerte le quartier et se lance dans une quête éperdue à travers la capitale bulgare pour retrouver les chiens.

 

 

À Sofia, les habitants d’un immeuble mythique avaient été expulsés. Je venais y faire des repé­rages pour un film ». Ce qui rend cet immeuble bulgare mythique, pour­quoi ses habitants en ont été expulsés, et comment un travail de repérage est devenu un film, nous l’apprendrons, après ce bref carton introductif, comme Bojina Panayo­tova semble l’avoir vécu : à la manière d’un emballement soudain qui fait basculer le réel dans l’irréel plein d’action d’un thriller paranoïaque. Il suffit d’un coup de fil à un homme rencontré au préalable : « occupé à sauver le monde à sa manière » en ramassant des escargots sur la barrière d’une bouche de métro, il se présente trois petites minutes plus tard devant l’immeuble pour jeter des bouts de saucisse par les fenêtres de l’immeuble condamné en criant les noms d’un chat et de deux chiens semble-t-il prisonniers de l’habita­tion délabrée. Mais bientôt le gardien de l’immeuble se gare, interdit l’en­trée et la caméra, menace de casser la gueule d’Ivan dont Panayotova suit les pérégrinations affolées dans le quartier, invectivant voisins à leur fenêtre, commerçants dans leurs boutiques ou chauffeurs de bus au volant. Qu’est-il advenu des chiens ? Ces « chers communistes », le chenil Éco-équilibre, quelque mafia arabe ou une « sauvagerie bulgare sans limites » seront les suspects provi­soires de ce documentaire rocambo­lesque, lancé dans une fuite en avant dont la mécanique digressive l’appa­rente aux meilleures fictions.
– Antoine Thirion


Chaque mur est une porte

De Elitza Gueorguieva – France, 2017, 58 min, VostFR

 

 

« Quand j’avais 7 ans, ma mère avait le don d’ubiquité. Une fois par mois, elle se dédoublait… » La voix off du souvenir d’enfance inscrit dans un écrin féerique l’émission Version M, qu’animait la mère de la cinéaste à la télévision bulgare. En puisant dans sa collection familiale de VHS, Elitza Gueorguieva documente de manière ludique et touchante la « transition démocratique » de la Bulgarie de 1989 à 1991, avant un retour au pouvoir des communistes. Penseurs, hippies, étudiants et poètes commentent et chantent les bouleversements politiques (« Je ne suis pas communiste » ou « Comment va-t-on atteindre les Américains ? », ravissantes rengaines pop). L’atmosphère parfois kitsch de l’émission contraste avec la profondeur des considérations politico-philosophiques. Dans un numéro intitulé L’Espoir, la mère lit des questions de Max Frisch : « Aucune révolution n’a satisfait pleinement les attentes de ceux qui l’ont initiée. En déduisez-vous que la grande révolution est inutile ? En fin de compte, quels espoirs sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ? » Tressage plein d’humour entre l’intime et l’historique, l’enfance et la désillusion d’une renaissance démocratique, Chaque mur est une porte s’offre pour finir en réécriture d’Alice au pays des merveilles : la mère, qui se promène, toute petite, devant un tas de Lego tandis qu’une main géante construit et détruit un mur, devient dans le finale à la fois l’héroïne carrollienne d’une révolution ratée et la figure de sa propre fille, initiée à l’Histoire bulgare par la lucarne. – Charlotte Garson


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