Le Videodrome 2 se joint à la Semaine des Magies, du 24/02 au 5/03 à l’Equitable Café et à l’Asile 404, pour une journée de programmation filmique en partenariat avec Tarot de Comptoir et le MUFF :
6 FILMS, UN REGARD POSÉ SUR DES SYSTÈMES ET DES PRATIQUES MAGIQUES CONTEMPORAINES D’ICI ET D’AILLEURS, DES “OCCULTURES”, DES SPIRITUALITÉS, DES CROYANCES, ET SUR LEURS ARTICULATIONS POLITIQUES, SOCIALES, HISTORIQUES OU ESTHÉTIQUES.

 

 

16h :

Documentaire sur l’ethnologue Jeanne Favret-Saada

de Aurèle Dupuis – 2013, France, 45 min
Discussion avec Jeanne Favret-Saada à l’issue de la projection…

La sorcellerie, la réciprocité, les croyances, le pouvoir de la parole, ou encore la fragilité des arrangements humains sont autant de phénomènes que Jeanne Favret-Saada, anthropologue et psychanalyste, a vécu dans le Bocage Normand dans les années 1970 et qu’elle continue à analyser avec force. Ce documentaire, essentiellement composé d’entretiens avec Jeanne Favret-Saada, donne un aperçu des réflexions qu’elle a menées sur la sorcellerie, notamment avec Les mots, la mort, les sorts (1977) et plus récemment, avec Désorceler (2009).
Sorti en 2013, ce film a été réalisé par Aurèle Dupuis, historien de formation. Le projet a été élaboré sous la responsabilité de Laurence Kaufmann, professeure de sociologie, et a été soutenu financièrement par l’Institut des Sciences sociales de l’Université de Lausanne.

“Un jour un paysan m’a dit : “Vous ne pouvez pas continuer comme ça, vos mains tremblent, votre regard n’est pas assuré : il faut vous faire désenvoûter. Vous êtes prise vous-même, l’un des sorciers agit sur vous”. C’est à dire que d’entendre parler de sorcellerie, de subir les effets du discours de la sorcellerie suffit à faire de vous un ensorcelé. J’étais assurée que ce discours avait des effets puissants sur moi, je savais que j’étais soumise aux effets du discours de Jean et des autres cultivateurs que je rencontrais et j’avais besoin d’une garantie symbolique de protection…”

 

 

 

17h30 :

Tarot et histoire de vie (avec/sur Houria Boukerma)

de Simon Kobayashi – France, 2012, 51min
Discussion sur la multipotentialité avec Michelle Cottini à l’issue de la projection…

Houria est thérapeute et offre des séances de tarot dans un salon de chocolat parisien. C’est en se formant au tarot psychologique, auprès de Jodorowsky, qu’elle vient à s’interroger sur ce qui détermine sa vie et celles des autres.

 

 

 

19h :

La Taranta

de Gianfranco Mingozzi – 1962, Italie, 18 min

En été 1961, Gianfranco Mingozzi se rendit à Galatina, dans les Pouilles, en compagnie de l’opérateur Ugo Piccone, pour y filmer les possédées de la tarentule, enregistrant le traitement domiciliaire du mal par la musique et le pèlerinage des tarentulées à la chapelle de Saint Paul, le 28 et le 29 juin. La démarche du cinéaste reposait sur “La Terre du remords”, une étude qu’allait publier Ernesto De Martino après une campagne ethnographique pluridisciplinaire menée dans le Salento. Y avait participé notamment l’ethnomusicologue Diego Carpitella, dont les enregistrements figurent dans le montage de “La Taranta”. Pour le commentaire, Mingozzi s’adressa au poète Salvatore Quasimodo, qui avait reçu le prix Nobel de littérature en 1959. L’écrivain composa un texte qui répercute sa dense formulation sur les images inoubliables de Piccone, dans une lecture du phénomène inspirée par les analyses de De Martino.

 

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Les cloches des profondeurs

de Werner Herzog – 1993, États-Unis, 60 min

Au nord de la rivière Yenisei, en Sibérie, Werner Herzog rencontre différentes personnes qui lui font part de leur croyances religieuses. Rites orthodoxes, chamanisme, paganisme, sorcellerie, exorcisme, fantômes et cités englouties se côtoient lors de ce voyage dans le mystère de la foi.

 

 

 

21h :

Sorcières, mes sœurs

de Camille Ducellier – 2010, France, 30min

Sorcières, hameçons du diable, tisons d’enfer… Quelles sont ces femmes qui incarnent le danger des époques ? Féministes pour sûr, souterraines parfois et singulières dans leur démarche, voilà quelques sorcières d’aujourd’hui qui ont croisé le regard de Camille Ducellier.
Cinq bobines, cinq portraits, cinq actes : le chiffre de l’homme place ici les femmes au centre de l’univers. Les personnages de ce film sont des figures contemporaines de mauvaises femmes, parmi d’autres. Elles sont celles qui ne se sont pliées, ni à l’ordre religieux, ni à l’ordre viril, celles qui ont conservé un pouvoir spirituel et intellectuel, celles qui n’ont pas abdiqué, celles qui ont refusé d’accepter. Ces sorcières vivent…

 

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Babalon Working

de Brian Butler – 2013, États-Unis, 6min

Exploration de l’extase, la folie et la créativité qui font le pont entre le voyage d’un homme entre la vie et la mort.

 

 

Entrée à 3€ + 3€ d’adhésion pour chaque séance
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FORFAIT pour toute la journée à 8€ + 3€ d’adhésion

Les séances de cinéma
Videodrome 2, 49, Cours Julien, 13006 Marseille Carte