Édito

 

Pourquoi l’œuvre de Jean Eustache est-elle le rendez-vous de générations de cinéphiles ? Parce qu’elle est puissante, cohérente, diverse et relativement courte : douze films dont deux longs métrages de fiction. En considérant l’œuvre complète, on peut mieux en saisir les motifs récurrents, la façon dont une même idée prend corps différemment selon les projets. Plusieurs motifs viennent à l’esprit : l’art de la parole, la drague comme éducation sentimentale et enfin le cinéma comme affabulation et vérité.
(Extraits de Le dictionnaire Eustache par Sonia Buchman)


Une sale histoire

1977 | France | 28 min

Avec : Michael Lonsdale, Jean-Noël Picq, Jean Douchet, Douchka, Jean Eustache

Dans un salon, un homme raconte à trois femmes comment il devint voyeur dans un café qu’il fréquentait et pourquoi il y prit goût pendant un temps. Il explique alors comment il fut intrigué par le manège de certains consommateurs dès qu’une femme se rendait aux toilettes, comment, après avoir inspecté les lieux, il se confia à un ami pervers et spécialiste, comment ce dernier donna la solution du problème et comment, enfin, il revint fréquemment dans l’établissement pour y observer à loisir et incognito le sexe des femmes. Suit alors une discussion sur la sexualité, la libération et les tabous.


Une sale histoire racontée par Jean-Noël Picq

1977 | France | 22 min

Avec : Elisabeth Lanchener, Françoise Lebrun, Virginie Thevenet

La même histoire que celle racontée par Michael Lonsdale est raconté à nouveau cette fois par celui qui l’a vécu lui même, Jean-Noël Picq, version documentaire.


À propos de Philippe Azoury

Auteur de la publication à paraître  Jean Eustache : de tristesse, de honte et de rage (Capricci, 2023) et fin connaisseur de l’oeuvre du réalisateur, sur lequel il a déjà écrit à plusieurs reprises, Philippe Azoury trace le portrait d’un cinéaste torturé chez qui la vie et l’oeuvre sont nouées de manière inextricable, et dont les films servent encore aujourd’hui d’éducation sentimentale.


Informations pratiques

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La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance.

Nous pratiquons le prix libre (chaque personne paie ce qu’elle veut/peut/estime juste).

Nous croyons au prix libre comme possibilité pour chacun·e de vivre les expériences qui l’intéressent et de valoriser le travail accompli comme il lui paraît bienvenu. L’adhésion à l’association est nécessaire pour assister aux projections, elle est accessible à partir de 6€ et valable sur une année civile.

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