De la poésie, du trash, du potache, du romantique, du chaos et de la surprise pour la première édition du MUFF, Marseille Underground Film Festival. Le MUFF, c’est l’amour du poétique, du pornographique, du beau, du politique, du bizarre, du violent, du sibyllin, du féministe, du laid, de l’occulte, du contemplatif, du pauvre, du spirituel…des souterrains. Bienvenus aux rebuts, aux parias, aux boiteux, aux très vieux, aux anonymes. C’est le cinéma et la musique laissés sur le bord de la route, mais qui continuent de naviguer, hors du circuit.

Un an avant la chute de l’URSS disparaissait Viktor Tsoï, figure éphémère et marquante de la scène rock russe naissante. Aujourd’hui encore, sa mémoire reste chère au cœur d’un grand nombre de Russes: peu d’artistes modernes ont fait l’objet d’un tel culte. Sorte de Jim Morrison Russe, Tsoï est mort au faîte de sa gloire le 15 août 1990 dans un accident de la route à quelques kilomètres de Riga (Lettonie), non loin de la datcha où l’artiste se reposait avec sa femme et son fils. L’onde de choc de sa disparition est énorme, et contribue à en faire une icône. Un culte qui s’est même propagé aux générations nées après sa mort, dont témoigne la phrase culte “Tsoï jiv” (“Tsoï est vivant“).


 

 

:: L’Aiguille
Rachid Nougmanov – 1988, URSS, 1h21, VoSTFR

De retour à Almaty, aux allures d’ange exterminateur, Moro retrouve sa vieille bande en pleine guerre des gangs. Il retrouve surtout Dina qui donne dans la morphine, poussée par un étrange médecin trafiquant… Un film rock’n’roll à l’instar de son acteur principal, Viktor Tsoi, héros de la jeunesse soviétique au temps de la Perestroïka. Un film traversé par le vent des rébellions. Face au régime politique. Face aux canevas cadenas du cinéma. Un film pince-monseigneur, qui brise ses chaînes et libère les tabous – celui de la toxicomanie en URSS et celui du changement

Distribué en URSS, avec pour interprète principal Victor Tsoï, leader du groupe rock Kino à qui Nougmanov offre ici son meilleur rôle, le film a connu un immense succès (plus de trente millions d’entrées) et est devenu pour les jeunes soviétiques un véritable film culte. Il décrit à travers le destin de deux jeunes gens, une société en plein bouleversement de ses valeurs.
Rachid Nougmanov est l’un des premiers à briser le tabou de la toxicomanie.

Lire l’entretien avec Rachid Nougmanov

“On le sait bien, ça a toujours été comme ça
Le destin a toujours préféré
Ceux qui vivent selon les lois des autres
Ceux qui sont voués à mourir jeunes.
Il a oublié les mots oui et non.
Oubliés, les médailles et les noms.
Il est capable de s’élancer jusqu’aux étoiles
Sans considérer que c’est un rêve
Avant de chuter, brûlé, par une étoile nommée Soleil”
Viktor Tsoi

 

SUIVI DU CONCERT À L’EMBOBINEUSE : DÉBUT : 22h

L’un joue du projecteur comme l’autre joue de la bass pour un cinéma ayant des hallucinations de bruit d’énergie élevées ! Une exécution de MetalkinG est une affaire concentrée et intense : équipé d’une guitare basse et d’un couple d’ordures électroniques, Bronson improvise un japanoise rapide et fort. Les méthodes de travail de Riojim sont aussi crûment pertinentes que celles de Bronson : il applique le traitement grave au projecteur, le jeu avec le film et le bruit-sur-film optique développés dans les Atelier MTK

Bronson indique “Je ne fais vraiment pas la musique pour le film. Nous ne faisons pas le film pour la musique, nous explorons la relation entre le bruit et l’image comme expérience de collaboration” – aussi souvent dirigée à la subversion des espérances que dans l’affirmation et la joie de la musique-fabrication collective.

L’observation d’une exécution de MetalkinG indique la vérité de cela. Être au milieu des assistances est une image visuelle forte pour le sens de MetalkinG de l’événement et le sens de la communauté.

Le bruit, l’image, et tous de l’assistance la réponse à l’exécution s’entrelacent. Avec leur dévotion à l’improvisation et à créer chaque exécution à nouveau, MetalkinG a cassé la configuration dans laquelle la musique est dans la servitude à filmer ou le versa-vice.

 


 

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