Édito
Le collectif LFKs-Jean Michel Bruyère occupe depuis 2006 un atelier, les Cathédrales, à la Friche Belle de mai. « Le lieu est hybride, rapidement familier, compliqué à décrire« , écrivait Rachid Laïreche dans un article de Libération publié en août 2025. L’article portait sur Sup de Sub, école supérieure de quartier, une action menée par LFKs de 2019 à 2025, dont l’atelier était un lieu central. (Le Videodrome 2 a été partenaire de Sup de Sub, accueillant de nombreuses projections destinées aux étudiants et étudiantes.)
Dans l’atelier de LKFs, lieu de travail et de création, les étudiants et étudiantes de Sup de Sub créaient et partageaient leurs oeuvres, suivaient des enseignements, enregistraient des émissions Twitch, le tout au milieu des œuvres du collectif LFKs, installées, déplacées… Tous ceux et toutes celles qui ont eu l’occasion de se trouver dans cet atelier ont eu le sentiment de Rachid Laïreche : on y était bien, éveillé, amusé et ému, surpris et étonné, vivant. C’est compliqué à décrire, effectivement : c’est le lot de la beauté, d’être indescriptible.
D’où venait que ce gigantesque plateau de stockage dans une ancienne usine soit beau ? Est-ce de l’avoir trouvée amère, cette beauté, est-ce d’avoir voulu l’injurier : il faut en tous cas en parler au passé. Le collectif LFKs quitte la Friche (et nous dirons pudiquement que ce n’est pas entièrement du fait du dit collectif). Une exposition d’œuvres du collectif se déroule à la Friche, du 24 octobre au 13 décembre 2026. Au Videodrome 2, nous accueillons trois films du collectif, élaborés lors de trois de ces actions.
Les séances de la vie farpaite



