Édito
Parler de drogues, aujourd’hui, ce n’est jamais neutre.
Alors autant le faire ensemble, à voix haute, et autrement.
Pendant que les politiques publiques continuent de répondre aux usages par la répression, le contrôle et la peur, la Quinzaine Stupéfiante fait le choix inverse : ouvrir, relier, faire circuler. Parce que criminaliser n’a jamais protégé personne. Parce que les slogans sécuritaires n’ont jamais remplacé le soin, les droits ou le lien.
Ici, on parle d’usages, de plaisirs, de risques, de santé, de parentalité, de répression, de droits et de résistances. Sans morale, sans fantasmes, sans détourner le regard. On part des vécus, des pratiques, des réalités sociales — pas des peurs médiatiques.
Pendant quinze jours, on multiplie les formes pour multiplier les points d’entrée : discussions publiques, films, expositions, ateliers, performances, moments ludiques, temps calmes, fêtes et rencontres informelles.
Depuis neuf éditions, la Quinzaine Stupéfiante prend forme dans les discussions, les pratiques et les moments partagés. Elle se fabrique là où les paroles circulent, où les expériences comptent, où les savoirs se croisent — et où les personnes concernées ne sont pas mises à distance mais au centre.
La Quinzaine n’apporte pas de solution miracle.
Elle propose mieux : des espaces ouverts, des alliances improbables, des questions qui dérangent et des liens qui tiennent.
Moins de contrôle, plus de débats.
Moins de morale, plus de délires.
Bienvenue dans la neuvième édition de la Quinzaine Stupéfiante.
Ici, on résiste aussi.
Les séances
