Samedi 28 mars 2026 · 20h30


Édito

 

 

 

IS IT (FOR) REAL? Péripéties de l’image-document dans le cinéma expérimental

Ce programme rassemble des films expérimentaux issus de la collection de Light Cone qui traitent la question du réel, en particulier celle du réel dévastateur qu’est la guerre déclinée sous toutes ses formes (économique, coloniale, impérialiste, nucléaire, mais aussi révolutionnaire), à travers le détournement d’images-documents de nature et d’origine diverses : vidéos amateur trouvées en ligne, actualités télévisées, extraits filmiques et photographies puisés dans les archives – une multitude de documents visuels qui deviennent matière à manipuler, par des cinéastes-analystes qui les scrutent puis les soumettent à des transformations radicales, tant sur le plan formel que celui du sens.

Fondée en 1982, Light Cone est une association culturelle à but non lucratif dont l’objectif est la distribution, la diffusion et la sauvegarde du cinéma expérimental. Son action concerne aussi bien les formes qu’a connues ce cinéma à travers l’histoire que les recherches plus contemporaines. Light Cone distribue aujourd’hui plus de 7 300 films réalisés par environ 1 000 cinéastes en France et à l’étranger.

Light Cone


W O W (KODAK)

de Viktoria Schmid | 2018 | Autriche | 2 min | Vostfr

Un compte à rebours, des badauds puis d’épais nuages de poussière. Des scènes de destruction à l’envers : la poussière reflue, des morceaux de débris se rassemblent, un bâtiment se dresse. Le matériel de travail de Schmid est constitué d’enregistrements privés de spectateurs qui ont assisté à la démolition des parties du complexe de l’entreprise Eastman Kodak à Rochester et ont publié leurs clips sur YouTube. Beaucoup d’entre eux avaient travaillé dans l’usine, ce qui fait d’eux des témoins de la destruction de leur ancien lieu de travail. (…) Dans le mouvement régénérateur, l’implosion se transforme en un acte de constitution. – Melanie Letschnig


Jeu et sérieux (ciné-tract)

de Luc Meichler et Gisèle Rapp-Meichler | 2009 | France | 4 min

Contribution au film collectif OUTRAGE & RÉBELLION. En 2009, une réponse cinématographique à un pouvoir en guerre et contre l’arrogance politique, rappeler à nos esprits les recettes de l’action qui ont déjà été proposées. Plutôt que de dénoncer, il s’agissait pour nous de proposer quelque chose, d’indiquer vers où chercher.


13 ou 14

de Jan Peters | 2004 | France | 22 min

À travers un commentaire à la première personne sur des archives d’émissions télévisées sélectionnées à l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), Jan Peters propose une réflexion intérieure mêlant tendresse, philosophie, humour et nostalgie. Les images d’actualité des années 1980, autour de sujets se rapportant à son histoire personnelle, semblent alors illustrer les chemins et les détours d’un processus mental actif.


UNDR

de Kamal Aljafari | 2024 | Allemagne, Palestine | 15 min

L’œil de la caméra revient de manière obsessionnelle sur les mêmes lieux, verticale qui impose le contrôle, la possession de sites archéologiques, des pierres gisant depuis des milliers d’années dans le désert. Les lieux qu’il observe ne sont toutefois pas déserts : on aperçoit, comme entrevu de loin, les paysans travaillant la terre, eux-mêmes transformés en paysage. Quelque chose vient troubler la quiétude des lieux : des explosions sur terre et en mer préparent le terrain pour de nouvelles villes aux noms nouveaux, de nouvelles forêts. Ce paysage se transforme en une scénographie de l’appropriation.


Strange object

de Miranda Pennell | 2020 | Royaume-Uni | 15 min | Vostfr

Strange object prend des photographies aériennes d’un territoire colonisé non divulgué comme point de départ d’une méditation sur les images, l’effacement et l’écriture de l’histoire. L’opération de la Z Unit dans un monde éloigné du nôtre était une sorte d’expérience, un test. Et ce lieu, habité par des êtres différents de nous, servait de laboratoire. Un succès assurerait l’avenir de la Z Unit, permettant à son entreprise de s’étendre et à ses méthodes d’être appliquées à d’autres mondes.


Nijuman no borei 200 000 fantômes

de Jean-Gabriel Périot | 2007 | France | 10 min

Hiroshima, 1914-2006. Méditation autour du « A-Bomb dome », symbole de la destruction d’Hiroshima en 1945 : le film est un montage d’une grande intensité de 900 photographies de cet édifice conservé tel depuis le bombardement.


La Fête du court métrage

 

Chaque année, La Fête du court métrage élabore une programmation officielle – avec le soutien de L’Agence du court métrage – pensée pour valoriser le meilleur du court, s’adresser à tous les âges et publics et mettre en avant les grand·e·s réalisateur·rice·s de demain.

La Fête du court métrage ne fait pas d’appel à film, elle fonctionne avec des visionnements en festivals et des échanges avec les distributeurs de courts.

Cette programmation est rendue accessible gratuitement à tout lieu ou personne souhaitant diffuser des programmes de films courts durant la période de l’évènement.

La Fête du court-métrage

 


Informations pratiques

 

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La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance.

Séance à prix libre sans adhésion requise.

Nous pratiquons le prix libre (chaque personne paie ce qu’elle veut/peut/estime juste). Nous croyons au prix libre comme possibilité pour chacun·e de vivre les expériences qui l’intéressent et de valoriser le travail accompli comme il lui paraît bienvenu.


Les séances au Videodrome 2

 

 

Planifié Les séances de cinéma
Videodrome 2 | 49, cours Julien | 13006 Marseille Carte