Est-il possible de regarder des films de Jean-Luc Godard sans avoir le regard parasité par son aura ? Il a réalisé tant de films et depuis si longtemps, il a été cité, parodié tant de fois, il a tellement accordé d’entretiens qu’il est familier à beaucoup, et à ce titre, aimé ou détesté.
Depuis la parution du dépliant annonçant le cycle où ses films sont présentés, combien de fois a-t-on entendu dans les murs du Videodrome 2 : “Encore !” ? Comme si le monde, les écrans de cinéma et de télévision, à Marseille et ailleurs, étaient saturés de films de Godard, comme si chacun les avait vus, simplement vus…
Pour permettre cela, que certains films soient vus (et dans de belles conditions, nombre de films étant montrés en copie 35mm), nous les avons réunis sous l’égide d’une thématique non culturelle : il ne s’agit pas tant en effet, durant cette semaine, de constituer une culture ou un savoir sur Godard, sa vie, son oeuvre, que d’interroger une question : l’amour. Comme le dit Myriem Roussel (Marie, dans Je vous salue, Marie), lisant Françoise Dolto dans Petites notes à propos du film Je vous salue, Marie : “Que savons-nous, avec nos connaissances biologiques et scientifiques, de l’amour et de son mystère ? Que savons-nous de la joie ?”


Tout va bien

Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin – France 1972, 1h35
Copie en 35mm

avec Jane Fonda, Yves Montand, Vittorio Caprioli

Je suis passé par un moment d’irrespect vis-à-vis du public pour pouvoir mieux le respecter maintenant. Mieux le respecter, ce n’est plus le traiter en tant que public, mais en tant qu’homme ou femme, là où ils en sont, avec leurs problèmes spécifiques. C’est pouvoir faire des films où on ne parlera plus du film. Le fait de parler du film reviendra à parler des problèmes spécifiques de chacun. Tu vas voir Tout va bien avec la fille avec laquelle tu vis. J’estime que le film est opérant s’il vous divise d’une certaine façon.
Jean-Luc Godard, in Pourquoi tout va bien ? Entretien avec Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin, Politique hebdo 26, 27 avril 1972.

Je me souviens du film Tout va bien. C’était à peu près trois ou quatre ans après mai 1968, il y avait eu l’assassinat d’un militant gauchiste qui s’appelait Pierre Overney aux usines Renault, et puis ça a été une des dernières grandes manifestations gauchistes où il y a eu environ cent mille personnes à son enterrement. Puis après il a a eu un creux et… Et nous, on s’était dit : “Eh bien, ce film qu’on fait, Tout va bien, il est destiné aux cent mille personnes qui sont allées à cet enterrement.”
Jean-Luc Godard, in Introduction à une véritable histoire du cinéma.

 

 

 

 

 


 

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