Les 32es Instants Vidéo présentent deux programmations (18h30 et 20h30) sous le titre générique de « Avant le livre. Avant l’image. Vers le cinéma. », dédiée aux huit de la rue d’Aubagne morts il y a tout juste un an (5 novembre 2018) : Simona, Fabien, Niasse, Taher, Chérif, Ouloume, Julien, Marie-Emmanuelle.

Le Livre d’image de Jean-Luc Godard que nous verrons le 8 novembre à la Friche la Belle de Mai (en ouverture officielle des 32es Instants Vidéo), est un film tourné vers le « monde arabe » que personne ne veut voir ni entendre. C’est peut-être ça le problème de l’industrie cinématographique, d’avoir misé sur « un film de… » plutôt que sur « un film vers… ».
En attendant d’accueillir ce film parvenu jusqu’à nous dans sa frêle embarcation depuis la Palestine où nous l’avons projeté le 14 septembre dernier (à Gaza et à Ramallah), nous vous proposons une errance parmi les signes qui sont parmi nous mais que nous ne voyons pas. Deux programmations tournées vers le cinéma, vers l’engagement poétique, vers un futur à nouveau ouvert…


18h30 : Etats d’urgence poétique (Programme de courts d’une durée de 1h05)

Il nous faut constamment enfanter nos pensées du fond de nos douleurs, de nos colères, de nos utopies, et les pourvoir naturellement de tout ce qu’il y a en nous, aux aguets. Il nous faut transformer ce qui nous frappe, nous fige, nous assombrit en une action poétique.


Lettre à Freddy Buache. A propos d’un court-métrage sur la ville de Lausanne

(11’ – 1982) / Jean-Luc Godard (Suisse)
Le réalisateur adresse une lettre audiovisuelle à Freddy Buache (récemment décédé), fondateur de la Cinémathèque suisse et grand admirateur du cinéaste. Il filme Lausanne (ville qui a perdu toute sa poésie) et ses habitants, et parle de ce qui fait le cinéma : la lumière, les mouvements et les couleurs.


Eclipse – une esthétique de la censure

(16’25 – 2018) / Noé Grenier, Gilles Ribero, Gwendal Sartre (France / Belgique)
Produit par l’École des Beaux-arts de Marseille, ce film s’appuie sur une somme de documentations liée au cinéma français des années 1960 et 1970. Représentation du censeur, images coupées et lettres officielles de fonctionnaires d’État dialoguent librement, dans une tentative de donner à ce legs et ces pratiques une prolongation poétique, ainsi qu’une réévaluation de leur portée morale et
artistique.
Il est à voir comme un essai libre sur les gestes, les formes et les histoires que charrie la censure au cinéma.


Searching for Abbas Kiarestami

(12’ – 2015/16) / Mohamad and Ahmad Malas (Syrie – France)
Un Syrien porte une grande photo du cinéaste Iranien Abbas Kiarestami avec laquelle il déambule dans les rues de Paris pour demander aux passants son adresse. Il aimerait lui demander de parler de la révolution Syrienne à son gouvernement. Il se dirige vers l’ambassade iranienne, va dans le métro et des cafés, mais n’obtient aucune réponse.


Sensational Capitalism for Dummie

(5’50 – 2019 ) / Youssef El Khoueiry (Liban)
Un regard critique sur la société de consommation depuis le Moyen-Orient.


L’état de notre urgence

(20’33 – 2019) / Pierre Merejkowsky (France)
AC et CC sont assemblée générale.
L’état de notre urgence est un acte collectif cinématographique désintéressé. Un film de Merejkowsy produit par Pier Emanuel Petit Histoire du Cadenas.



20h30 : Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses… (Programme de courts d’une durée de 1h10)

L’art vidéo est une forme poétique qui côtoie sans vergogne l’ivresse de l’imagination et le feu du tragique. Chaque film est un volcan en croissance qui attend l’heure de son éruption. Imprévisible comme les élans amoureux et soulèvements politiques.


 DizzyMess

(7’43 – 2017) / Vivian Ostrovsky (USA)
DizzyMess, à la recherche d’un lieu flottant, sans racines ni points d’ancrages. On pourrait parler de vertige en tant que catalyseur d’images étranges, inquiétantes, flottantes allant de l’effet psychologique jusqu’au comique. La trame sonore cherche à provoquer un vacillement chez les spectateurs avec ses sonorités iconoclastes et ses notes discordantes.


Nou voix

(14’27 – 2018) / Maxime Jean-Baptiste (France – Belgique)
Une vidéo autobiographique prenant pour point de départ la participation de mon père, comme figurant guyanais, dans le film français nommé Jean Galmot aventurier (1990). En rejouant une partie du film, nous essayons moi et mon père de révéler des voix qui furent recouvertes par la mise en scène du film.


Os Motivos de Reinaldo

(9’ – 2018) / Ricardo Vieira Lisboa (Portugal)
En 1927, Reinaldo Ferreira, journaliste et écrivain reconnu qui a publié sous le pseudonyme ‘Repórter X‘, a fondé la maison de production cinématographique Repórter X Film, avec laquelle il a réalisé quatre films cette même année. Parmi eux, il ya O Táxi no. 9297 et Rita ou Rito?…, dans lesquels sont abordés explicitement pour la première fois dans le cinéma portugais l’homosexualité,
le travestisme et la drogue. Les raisons de Reinaldo est un essai filmique qui joue avec une série de motifs récurrents dans le travail cinématographique de Reinaldo Ferreira de manière irrévérencieuse.


Après l’heure bleue

(11’28 – 2018) / Manon Riet (France)
Une vidéo qui met en scène des siffleurs imitateurs devenus les derniers interprètes du chant des oiseaux suite à leur disparition.
« L’heure bleue, ce n’est pas une heure, c’est une minute. Juste avant l’aube, il y a une minute de silence. Les oiseaux de jour ne sont pas encore réveillés. Et les oiseaux de nuit sont déjà couchés. Et là, là, c’est le silence. C’est le seul moment où on a l’impression que la nature s’arrête de respirer. Et ça, ça fait peur ! » Reinette dans le film Quatre aventures de Reinette et Mirabelle d’Eric
Rohmer.


Sonata

(10’06 – 2018) / Randa Megahed (Egypte)
Ce projet est entièrement constitué d’images de films trouvés.
C’est une réflexion sur l’humanité et la réalité de notre monde, ainsi que sur la réalité de notre nature. Nous naissons, nous vivons, nous mourons. Il y a du bruit et du silence. il y a des moments qui passent et d’autres qui semblent ne jamais se terminer. La vie est un souffle, des sentiments, des actions, du temps et tant de choses qui dansent tous ensemble. La vie est une immense sonate.


Bookanima: Dance

(7’31 – 2019) / Shon Kim (Corée du Sud – USA)
Bookanima, un film expérimental d’animation pour donner une vie nouvelle et dynamique à un livre. Ce film s’inspire des animations chronophotographiques de Edward Muybridge et Entienne Jules-Marey. Il tente de saisir le flux des mouvements de différentes danses, le ballet coréen, la danse moderne ou jazz, l’aérobic, le disco, le hip-hop, la sociale danse…


Crochet

(4’13 – 2016) / Pascale Pilloni (France)
Il faut introduire le coup de poing dans la lutte artistique. J’ai fait connaissance d’Arthur Cravan alors que mes jambes ne me portaient plus. Allongée durant presque 2 mois, le poète boxeur m’a tenue, soutenue. En moi, ses mots dansaient, agitaient la vie, gagnaient mes jambes, me redonnant une liberté inouïe, même immobile, me donnant la force de me tenir debout de nouveau, puis de marcher…


Maintenant

(6’40 – 2019) / Marc Mercier (France)
Hommage au poète boxeur Arthur Cravan. Avec coups sans blessure et griffures sans sang. Dire un poème sous les coups. Après coups, un film ring. Les 400 coups. Le coup de coeur du box-office.


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