Sixième rendez-vous de L’Institut de le Mécanique des Turbulences mené par l’association DodesKaden qui vous invite à une programmation ou s’entrechoquent une nouvelle fois les formes, les supports et les époques.
La projection du film Atlas se fera en présence d’un de ses réalisateurs, Jérémy Gravayat.
Les films courts (issus du fond de la Ligue de l’enseignement) seront projetés en 16mm et le film de Paul Verhoeven sera quant à lui projeté en 35mm.
Un repas à prix libre vous sera proposé vers 20h.

 

18h

Autour d’Atlas, histoires d’habiter avec Jérémy Gravayat


Suite à la première présentation lors de l’IMT#5, Jérémy Gravayat présentera l’avancé du montage ou des matériaux son et image convoqués dans son film.

Projet au long cours de Jérémy Gravayat et Yann Chevalier sur l’histoire de l’habitat social et précaire en Seine-Saint-Denis, à partir de récits d’habitants des bidonvilles, immigrés pour la plupart, et qui ont souvent été les bâtisseurs des grandes cités.

Donner la parole aux mal-logés, d’hier et d’aujourd’hui. C’est le projet de deux cinéastes, accueillis en résidence pendant deux ans à La Courneuve. Pour aboutir à leur film, prévu pour l’été 2017, ils ont d’abord collecté des témoignages d’habitants, réunis dans un journal-livre, « Atlas », sorti en février 2015.

Qu’est-ce qu’habiter une ville ? Loger dans ses marges, dans un habitat malheureusement précaire, est-ce déjà y habiter et surtout, qui doit en être juge ? C’est la question que soulève « Atlas », le projet de film initié par le réalisateur Jérémy Gravayat, actuellement accueilli en résidence par la ville de la Courneuve à L’Abominable et soutenu par le Département de la Seine-Saint-Denis.

Un passionnant recueil de témoignages également intitulé « Atlas », réalisé en collaboration avec un autre cinéaste, Yann Chevalier, vient d’être publié et distribué gratuitement à 3000 exemplaires dans tout le département. Ce “journal-livre” apporte déjà quelques éléments de réponse.

Pendant un an et demi, après s’être installés à « L’Abominable », un labo cinématographique collectif à La Courneuve, Jérémy Gravayat et Yann Chevalier sont partis à la rencontre des habitants de cette ville, pour reconstituer une histoire particulière de l’habitat, celui des franges et des bidonvilles.

 

 

19h

Les Escargots
de René Laloux- 1965, France,10 min, 16mm

Un paysan pleure sur ses chétives salades… celles-ci grandissent démesurément. Les escargots mangent les salades … Eux aussi grandissent en détruisant le paysage. Le calme renaît. Le paysan rescapé pleure sur ses chétives carottes … Attention aux lapins…!

 

Deux enfants se querellent pour un pistolet en plastique. Le jeu, qui prend la forme d’une petite dispute usuelle entre deux gamins,prend une tournure étrange, alarmante, où une intensité macabre s’installe avec de plus en plus d’insistance .
La séquence finale sur le rooftop d’un immeuble londonien reste éblouissante.

Premier court métrage de May Zetterling, actrice (notamment dans Musiques dans les ténèbres de Bergman) et réalisatrice suédoise, qui mena une carrière à Londres.

 

 

 

L’Agression
de Franck Cassenti- 1973, France, 15 min, 16mm

“Ce film est dédié à la mémoire des 52 travailleurs algériens assassinés en France en 1973. Ce film dénonce le racisme et la violence qui s’abattent chaque jour plus durement sur les travailleurs immigrés de notre pays …”

Au sortir d’un bal, au petit matin, trois jeunes gens saouls, dont les mœurs bourgeoises sont tombées avec l’alcool, font une virée en région parisienne. Sur une route de campagne, ils croisent un travailleur immigré et, par désoeuvrement, l’agressent et le frappent à mort.
Reconstitution d’un crime raciste commis en 1973.

Ce court métrage de Cassenti est dans un premier temps sanctionné par la censure, une campagne de presse en fait cependant lever l’interdiction. Le film est alors présenté dans de nombreux festivals et dans les réseaux associatifs.

 

20h : repas: Panisses

 

21h

Starship Troopers
de Paul Verhoeven- 1997, Etats-Unis, 2h09, 35mm

Lorsque Starship Troopers de Paul Verhoeven est sorti au cinéma il y a 16 ans, la plupart des critiques américains l’étrillèrent. Dans le New York Times, Janet Maslin écrit “le spectacle épouvantable et dément” propulsant sur le devant de la scène “de vulgaires accoutrements taillés pour des garçons adolescents.” Jeff Vice, du Deseret News écrit : “une éclaboussure sans fin aussi dépourvue de goût et de logique qu’elle donne même l’air intelligent à la plus décérébrée des superproductions de l’été.” Roger Ebert, qui avait loué “la satire sociale aiguisée” du Robocop de Verhoeven, trouva le film “unidimensionnel”, d’un néant insignifiant “fait pour des fans de science-fiction de 11 ans.”

Starship Troopers se situe dans un futur lointain, où l’espèce humaine a commencé à coloniser des mondes au-delà des frontières de notre galaxie. Les habitants de la terre ont provoqué une autre espèce d’extraterrestres ressemblant à des insectes, qui ripostent violemment contre notre planète. La race humaine rassemble ses forces mondiales et se lance dans une guerre interstellaire d’un autre temps. La rhétorique tout au long du film est indéniablement fascisante : des soldats d’infanterie terriens à usage unique, parmi lesquels notre héros, un ancien apprenti pilote de la classe d’âge des étudiants des hautes écoles faisant partie intégrante des rangs, se voient galvanisés par des slogans idiots qu’ils régurgitent sur commande avec sincérité pendant qu’ils sont envoyés au massacre

 

Après avoir refroidi l’image pour en accuser toute l’autonomie, après en avoir disséqué les composants idéologiques et l’avoir soumise à la politique du démembrement, Verhoeven nous la restitue dans toute sa chaleur documentaire. Mais c’est en se faisant pur divertissement que Starship Troopers atteint son degré d’excellence. Avec beaucoup d’intelligence et de lucidité quant à sa faible marge de manoeuvre face à ses obligations d’entertainer salarié, Verhoeven décide de griffer l’image manufacturée, de la labourer pour en extirper la puissance intacte et faire émerger le feu fictionnel qui couvait encore sous la glace de sa reproductibilité. Alors le robot se métamorphose en spectateur qui reconnaît des situations archétypales (la patrouille perdue, l’attaque du fort, le sauvetage périlleux) et les réflexes qui vont avec. C’est leur constance qui vient lui rappeler que l’horreur est invariable. Il faut jouir de l’élaboration du mensonge pour se persuader qu’il en est un. Pour rendre compte de l’ignominie pure, il ne suffit pas de la dénoncer par la dérision. Encore faut-il qu’elle soit ressentie. C’est ce qu’a parfaitement compris Paul Verhoeven. Son film refonde la croyance afin de balayer la servitude qu’elle implique.

 


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