Mardi 6 octobre 2026 · 19h00


Édito

 

 

Traversées libanaises– Cinéma, mémoire et vies en temps de guerre

Un cycle de films libanais au cœur des mémoires, des blessures et des résistances d’un pays raconté par son cinéma.

À travers « Traversées libanaises », le Collectif pour le Liban propose un ciné-club consacré au cinéma libanais et aux récits qui ont traversé le pays depuis les années de guerre jusqu’à aujourd’hui.

Loin d’une simple lecture historique des conflits, ce cycle invite à découvrir comment les cinéastes libanais ont filmé l’intime, les engagements, les absences, les traumatismes mais aussi les élans de vie qui persistent au cœur des périodes les plus sombres. Le cinéma devient ici un espace de mémoire, de transmission et de dialogue, où les images permettent de questionner l’histoire du Liban, ses fractures et ses espoirs de reconstruction.

Dans un contexte où le pays continue de traverser de profondes crises, ces œuvres offrent un regard sensible sur les expériences humaines derrière les événements politiques : des histoires d’amour séparées par les frontières de la guerre, des luttes collectives, des deuils personnels, des voix oubliées et des générations qui cherchent à raconter leur propre mémoire.


Mabrouk at-tahrir (Félicitations pour la libération)

de Dalia Fathallah | 2002 | Liban, France | 59 min | Ar/Fr

25 mai 2000, après 22 ans d’occupation, l’armée israélienne libère le Sud-Liban.
Dans un village situé à moins de dix kilomètres de la frontière avec Israël, deux familles partagent la même cour. L’une des deux maisons est restée vide depuis le 5 janvier 1988, jour où la famille Chahrour en a été chassée. Résistants, les fils Chahrour ont connu la prison, de même que leur mère et leur sœur. La famille Kassem n’a pas eu à quitter l’autre maison. Un des fils, ami d’enfance des fils Chahrour, a collaboré avec l’occupant. Comment va s’organiser la vie quotidienne dans cette cour et, au-delà, dans le village ? Comment construire le futur sous la menace permanente d’un retour d’Israël ? Quelle mémoire et quelle identité léguer à ses enfants ?
À partir d’un tournage étalé sur 18 mois, Dalia Fathallah, jeune réalisatrice libanaise, analyse les chances d’un retour à la paix dans une chronique villageoise où se distinguent de fortes personnalités et une manière d’art de vivre.


Le Collectif pour le Liban

Créé dans le sillage de la guerre de 2024 au Liban, le « Collectif Pour le Liban » œuvre à travers des initiatives culturelles et artistiques pour témoigner de sa solidarité envers le peuple libanais éprouvé par les violences, favoriser la transmission de la mémoire et de la culture libanaises, et sensibiliser le public aux réalités et aux enjeux liés à la situation du Liban.


Informations pratiques

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Prix libre sans adhésion

La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance.

Nous pratiquons le prix libre (chaque personne paie ce qu’elle veut/peut/estime juste). Nous croyons au prix libre comme possibilité pour chacun·e de vivre les expériences qui l’intéressent et de valoriser le travail accompli comme il lui paraît bienvenu.


Les séances du cycle

 

 

Planifié Les séances de cinéma