Nous continuons le cycle « Sur le sable chaud » avec le premier long-métrage de Jean-François Laguionie, l’un des pontes de l’animation française. Attention, ce film s’adresse à un public de plus de 8 ans, l’univers du film étant parfois un peu inquiétant.

Gwen, le livre de sable
de Jean-François Laguionie – 1985, France, 1h07, copie 35mm

Roseline, une vieille femme de 173 ans, nous conte l’histoire de son peuple nomade. Suite à un cataclysme, les dieux ont quitté ce monde, laissant derrière eux un paysage désolé où il ne reste que quelques survivants humains et animaux, et des dunes de sable à perte de vue.
Dans ce décor post-apocalyptique, les habitants sont habitués, chaque nuit de pleine lune, à se réfugier au fond des puits pour se cacher du Makou, une entité mystérieuse, qui attend le retour des dieux et vient déverser dans le désert ce que la tribu appelle des « images ». Ces « images » sont en réalité des objets modernes et démesurés qui n’ont aucun sens aux yeux des habitants. Ils les détournent alors de leurs usages initiaux pour pallier à des besoins rudimentaires, comme se protèger du soleil.
Au loin, du sable a perte vue, et un endroit méconnu appellé le « pays des morts » où personne n’ose s’aventurer.
Mais un jour, Gwen, une jeune fille de 13 ans récemment arrivée dans la tribu, s’aventure avec Kok Moon, le fils de Roseline, hors des puits pour se confronter au Makou. C’est alors qu’il se fait enlever.
C’est le début d’un long périple pour Gwen et Roseline qui, portées par leur amour pour le garçon, vont partir en quête de la cité des morts pour le retrouver.

« Une oeuvre telle que Gwen, le livre de sable partage souvent son public : tandis que certains pourront y rester hermétiques, d’autres la considèreront peut-être comme un chef d’oeuvre. Quoi qu’il en soit, tous s’accorderont à dire que c’est un film rare, une poésie vivante, un conte aux images animées, tout droit sorti d’un univers surréaliste comparable aux tableaux de Salvador Dali.
L’histoire nous est contée, avec un langage soutenu et très poétique, par une vieille femme de 173 ans. Le ton est donné. Dans un décor post-apocalyptique constitué principalement de dunes de sable, le film aborde le questionnement de l’inconnu. La méconnaissance du reste du monde, pousse t-elle à la peur ? Est-ce de là que naissent les croyances, les pensées limitantes ? Autant de questions qui nous viennent à l’esprit en visionnant ce film. Nous sommes invités à nous poser des questions essentielles – et toujours d’actualité – sur les fondements d’un peuple et de ses croyances.
Et c’est l’héroïne du film qui va en partie répondre à tout cela : Gwen. Agée de 13 ans, cette figure héroïque féminine, rebelle et libre, va par sa curiosité et son amour pour Kok Moon, braver plusieurs choses jusqu’alors interdites par la tribu. Au fil de son périple, Gwen devient chasseuse, libre, enlève son voile, faisant apparaitre une chevelure flamboyante. Gwen suit son instinct de jeune femme avide de vérité. Elle décide délibérément de se confronter au Makou, puis par la suite entame un voyage initiatique jusqu’à la dite « cité des morts », qui s’avère être en réalité une ville où une ancienne civilation a subsisté.
Au fil de sa quête, celle de retrouver l’être aimé, elle va finalement découvrir une réalité bien loin de tout ce qu’on lui a jusqu’alors enseigné.

Au gré de son voyage, nous découvrons une civilisation qui voue un culte à un drôle de livre… un magazine de vente par correspondance ! Tout est ainsi tourné en dérision, comme dans la scène, non dénuée d’humour, de la cérémonie religieuse, où des hommes récitent avec beaucoup de foi les lignes du catalogue. Les choses inconnues sont ici soit craintes, soit mystifiées.
Mais Gwen, le livre de sable est avant tout un film qui parle d’amour et d’altérité : l’amour de Gwen pour Kok Moon, un jeune garçon handicapé, l’amour d’une mère pour son enfant, l’amour d’un peuple pour son environnement…

Cette merveilleuse fable a été réalisée avec du papier découpé et de la gouache. Les images sont plutôt lentes et statiques, parfois les visages ne bougent presque pas. C’est un film assez contemplatif, qui laisse une part belle à la musique. Des choeurs et de très beaux morceaux instrumentaux ponctuent l’aventure et contribuent à l’ambiance onirique du film.

Gwen, le livre de sable est une petite perle poétique dans le paysage du cinéma d’animation Français. Dans ce film, tout n’est pas livré sur un plateau : il faut s’y plonger, se laisser embarquer – et ne pas hésiter à le revoir – pour en apprécier la saveur. Il faut aussi accepter de ne pas toujours tout comprendre… c’est un des messages du film !
Une oeuvre singulière à découvrir. »
(Source : Benshi)

 


 

Sur le sable chaud

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