La science fiction est à l’honneur cette semaine, et elle se décline en autant de sous catégories qu’elle a d’auteurs.

Enki Bilal naît en automne 1951 en ex-Yougoslavie qu’il fuit à l’âge de 9 ans pour la France.

Dans cette seule phrase d’introduction de sa biographie on peux déceler 2 éléments majeurs de son œuvre : la peur du totalitarisme et le rouge.
Sorti des Beaux Arts et nourri d’un imaginaire riche et singulier reconnaissable entre tous, il cultivera cette patte aux travers de scénarios et dessins qu’il publiera dans le magazine Pilote sous forme de « one shot » collaboratif (pour les amateurs de vide-grenier, les publications de 1972 à 1978) et plus tard dans la revue Métal Hurlant.

Il présente en 1980 La Foire au Immortels, le 1er tome de sa 1er série personnelle qui deviendra culte dans le monde de la bande dessinée et de la science fiction en général: la Trilogie Nikopol (que bien entendu nous vous recommandons chaudement) qui inspirera son 3ème et dernier film en 2004 : Immortel ad Vitam, ainsi qu’un jeu vidéo en 2008, Nikipol, dont il supervisera lui même le développement.
Car Enki ne s’est pas contenté de la bande dessinée : se décrivant comme un artiste graphique, même derrière la caméra ou à l’écriture, décrivant la poésie comme un procédé pour donner de la couleur au texte et au dialogue. Il fait aussi ses marques dans les arts plastiques et textiles en signant des décors et costumes de théâtre ou en tant que chef opérateur et accessoiriste chez Jean Jacques Annaud ou Alain Resnais…
Vous l’aurez compris, cette page est bien trop petite pour parler correctement d’un artiste multi-facette comme Enki Bilal.

Recentrons donc sur :

Bunker palace hôtel

d’Enki Bilal – 1989, France, 1h35

 

Sorti en 1989 c’est son 1er long métrage en tant que réalisateur. Peu de moyens, peu de ressources et plein d’idées, comme d’habitude dans le cinéma de science fiction et particulièrement en France ou les organismes financeurs ont une vision particulière de que devrait être le cinéma au point d' »accorder » 5% du budget national de production au cinéma de genre (quand la comédie et le drame se partage 80%) BREF!

On voit dans ce film une preuve que l’on sait porter de la science fiction de qualité sur grand écran avec peu de moyens mais que ces projets deviennent des ovnis et font des flop en salle à leur sortie.

La gestion des cadres fixes (et bancales) sur plusieurs échelles de plan, les couleurs ternes et nuancées presque aquarelle : tout l’esprit graphique transpire l’univers de Bilal et fait de ce film une superbe porte d’entrée à la fois sur les bandes dessinées pour les néophytes, que sur les films de science fiction made in France.

 

 

 

 

 

 
Le Pitch :

Dans un futur indéterminé, dans un pays indéterminé, les dirigeants politiques s’enferment dans un bunker pour se protéger d’un conflit populaire.

Clara, mystérieuse membre de la résistance à qui l’on a interdit la langue natale, s’y introduit pour assister au déclin et à l’enfermement de l’élite étatique.

 


 

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