Dimanche 18 janvier 2026 · 19h00


Édito

 

 

Deux films, deux gestes artistiques, un même territoire : le métro.

Dans Life Underground, les voix des voyageurs deviennent autant de fenêtres ouvertes sur des existences intimes. Le monde souterrain y apparaît comme un microcosme global où chaque visage, chaque regard, chaque respiration porte la mémoire d’une vie en mouvement. Le métro, filmé aux quatre coins de la planète, devient un lieu d’écoute, un espace de révélation.

Dans Signes de Vie, c’est le corps qui parle. Un danseur, au milieu du flux anonyme des passagers, interrompt le rythme mécanique du quotidien. Il invente dans cet espace contraint un geste libre, fragile, presque clandestin. Là où Life Underground recueille les récits intérieurs, Signes de Vie fait émerger une parole physique et textuelle, un souffle, un mouvement de résistance poétique.

En rapprochant ces deux œuvres, nous invitons le spectateur à regarder autrement ce territoire souterrain : comme un espace où les histoires circulent autant que les corps, un concentré d’humanité où chacun laisse une trace, un signe de vie.

 

Le cycle LE CINÉMA DE L’AARSE c’est seulement 3 fois par an, et l’occasion de :
₊ ⊹ Voir ou revoir sur grand écran des films réalisés par les réalisateur·rices du territoire
₊ ⊹ Faire l’expérience d’une rencontre entre deux films, inédite et initiée par leurs auteur·rices
₊ ⊹ Discuter de gestes et pratiques du cinéma indépendant, en présence des auteur·rices
₊ ⊹ Soutenir plus largement les actions de l’AARSE, en faveur de la défense des intérêts professionnels, esthétiques et éthiques des cinéastes qui vivent en région Sud


Signes de vie

de Jean-Jacques Sanchez| 2009 | France | 8 min

Un danseur dans le métro, au milieu du flux anonyme des passagers, interrompt le rythme mécanique du quotidien.
Danser dans l’espace public se fonde à partir d’un rêve enfoui, d’une utopie. Celle de réveiller les foules et les consciences, d’emporter dans la révolte des corps dansants le conformisme ambiant qui nous immobilise.

« Ce film a été réalisé en 2009, à la sortie de ma formation à l’Ina. En le re-découvrant, je me souviens de l’urgence ressentie. Je me demande aussi quelle a pu être ma motivation d’insérer si visiblement à l’image l’expression écrite dans ma performance dansée. De lui donner tant d’importance.

J’explore les points de contact entre deux modes d’expression intimement reliés. Avec davantage d’attention esthétique aujourd’hui, cet aspect continue de faire sens dans mon travail de chorégraphe et de réalisateur. Selon moi, Signes de vie – Lettre dansée reflète une nécessité incompressible de dénoncer les injustices, les manigances pour s’accaparer le pouvoir. Je dirais même que danser dans l’espace public se fonde à partir d’un rêve enfoui, certains parleront d’une utopie : celle de réveiller les foules et les consciences, d’emporter dans la révolte des corps dansants le conformisme ambiant qui nous immobilise. »

Jean-Jacques Sanchez


Life Underground

Documentaire interactif de Hervé Cohen | 2016-2022

Documentaire interactif qui invite les spectateurs à un voyage poétique immersif dans les métros du monde, à la rencontre de ses passagers et à l’écoute de leurs histoires intimes. Filmé dans 19 métros à travers la planète, Life Underground prend le pouls des souterrains de nos villes et des passagers qui les parcourent au quotidien. Leurs récits nous rappellent que dans les profondeurs, nous sommes tous connectés. Life Underground révèle la beauté et l’humanité dans les métros du monde. Nous en découvrons aussi sa musicalité cachée, emprunt de mélodie et de rythmes. Le compositeur Brian Rodvien a collaboré au projet en créant des compositions musicales aux résonances électro, à partir des sons bruts des métros, enregistrés pendant les tournages.

Sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et plusieurs fois primé, Life Underground est à la fois une plateforme interactive disponible sur le web mais aussi une installation destinée aux musées et aux espaces publics.


À propos de l’AARSE

L’Association des Auteur·rice·s Réalisateur·rice·s du Sud-Est (AARSE) a été créée en septembre 2001 pour soutenir la création audiovisuelle et cinématographique indépendante et améliorer les conditions de travail des cinéastes qui ont fait le choix de vivre et/ou de créer en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’AARSE rassemble aujourd’hui des auteur·rice·s réalisateur·rice·s de films de fiction, documentaires, d’animation, interactifs et expérimentaux. Elle compte une soixantaine d’adhérent·e·s régulier·e·s sur un réseau de près de 300 professionnel·le·s.

L’AARSE est soutenue par la Ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille Provence.


Informations pratiques

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La billetterie ouvre 30 minutes avant le début de chaque séance.

Nous pratiquons le prix libre (chaque personne paie ce qu’elle veut/peut/estime juste).

Nous croyons au prix libre comme possibilité pour chacun·e de vivre les expériences qui l’intéressent et de valoriser le travail accompli comme il lui paraît bienvenu. L’adhésion à l’association est nécessaire pour assister aux projections, elle est accessible à partir de 8€ et valable sur une année civile.

Il est aussi possible de prendre son adhésion en ligne ! Pour celleux qui le souhaitent et le peuvent, cette adhésion permet aussi de nous soutenir, en ajoutant un montant de son choix.

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