Grand rendez-vous d’un jour autour du format vinyle et des disquaires indépendants, le Disquaire Day s’ouvre sur une septième édition. Après 6 éditions couronnées de succès, le Disquaire Day / Record Store Day est, à l’échelle planétaire, le plus grand événement consacré à la musique enregistrée et le seul à rassembler l’ensemble des acteurs de la filière musicale. Petit passage par le cinéma pour dessiner le paysage de disquaires indépendants avec I Need that record de Brendan Toller.


«  I Need that Record  » titre éloquent du premier film du réalisateur Brendan Toller, dresse en 2008 un état du changement s’opérant aux USA alors que disparaissent les uns après les autres de nombreux disquaires. L’internet solitaire bien sûr, les dérèglements avides de l’industrie musicale, mais aussi la folie de l’immobilier lors du non renouvellement de baux de ces magasins, ces « centres d’un univers social » pour les céder aux chaînes sinistrement habituelles. Le film de Brendan Toller montre les petits drames humains qui se jouent dans cette transformation, dans cette perte. Il nous fait prendre conscience, avec une certaine grâce, de ce que nous devons vraiment aux disquaires, à quel point quelque chose d’important s’est joué (se joue encore) en ces lieux pour le devenir de la musique, son lien humain. 

 

I Need that Record ! The Death (or Possible Survival) of the Independent Record ..
de Brendan Toller – 2008, USA, 1h17, VOstFR
Suivi d’un débat en présence de Jean Rochard (Le célèbre Label Nato) et Stéphane Galland (journaliste, programmateur Le Coton Club/Radio Grenouille)
organisé par le PAM en partenariat avec Les Allumés du jazz et le Label Emouvance.

 
 
Si l’on y voit Thurston Moore, Glenn Branca, Legs McNeil, Lenny Kaye et même Noam Chomsky, les personnages principaux sont bien celles et ceux qui donnent vie à ces étonnants lieux, à leur force sociale, les animateurs d’un précieux petit monde. Le film, primé au Raindance Film Festival, au Festival du Documentaire de San Francisco et au Festival du Film international de Melbourne, a eu sa part de succès aux USA (mais aussi en Angleterre, au Canada, en Australie, au Brésil, au Danemark et en Allemagne), sa diffusion française est assurée par les Allumés du Jazz.

 

QUI EST JEAN ROCHARD ?

C’est par les disques de ses ainés (Julie Driscoll, Aretha Franklin, Otis Redding, the Kinks, Ray Charles, Eric Burdon…), ceux de la buraliste (Cozy Cole, Charlie Parker, Count Basie, Dizzy Gillespie…) , des ses cousins (The Beatles, Dave Clark Five…), de la discothèque familiale Stravinsky, Berlioz, Beethoven, les frères Médinger, Bourvil, Mistinguett…) et la pratique du tambour dans la fanfare de Chantenay-Villedieu que s’éveille Jean Rochard à la musique. Les chocs de l’écoute Jimi Hendrix puis de Don Cherry serviront de piste pour tout ce qui suivra. La rencontre de Jacques Thollot sera un autre fait déterminant.

En 1976, il commence à écrire dans quelques revues, ce qu’il continuera à faire avec plaisir à la moindre occasion. En 1978 il organise ses premiers concerts avec Thollot, Michel Portal, Raymond Boni, Jean-Louis Chautemps, Irène Schweizer, Martial Solal qui deviendront une activité régulière à Chantenay-Villedieu jusqu’en 1988. Y seront présentés d’abord d’autres musiciens français majeurs (Jean-François Jenny-Clark, François Jeanneau, Bernard Lubat, François Tusques, Jacques Coursil, Tamia, André Jaume…) puis s’ouvrira vite à la scène européenne (Misha Mengelberg, Peter Brötzmann, Pierre Favre, Maarten Altena, Günter Sommer…) et plus particulièrement britannique (Lol Coxhill, Tony Coe, Steve Beresford, John Stevens, Tony Hymas, Christine Jeffries, Evan Parker, Alterations, Mike Cooper…) ce qui lui vaudra le surnom pas toujours bien intentionné de « spécialiste du rosbeef ». On y verra aussi de jeunes musiciens français (Louis Sclavis, Jean-Paul Céléa, Annick Nozati, Joëlle Léandre, Michel Doneda, Sylvain Kassap, Emmanuel Bex …) ainsi que de nouveaux musiciens américains comme Arto Lindsay, Elliott Sharp, Bill Frisell, George Lewis ou John Zorn dont ce sera la première française.

En 1980, c’est la naissance des disques nato qui prendront racine à Chantenay-Villedieu. Le nom nato est choisi à cause du chat siamois du même nom dont le nom fut emprunté à l’un des cousins de Géronimo. La rencontre avec Violeta Ferrer accentuera aussi d’autres orientations mettant en valeur la parole, la culture espagnole et les idées libertaires. Les disques à thème deviendront une spécialité maison (Federico Garcia Lorca, Buenaventura Durruti, Erik Satie, Spirou, Jean-Luc Godard, les indiens d’Amérique, la résistance, Gustave Courbet, la Commune …)

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