Quinze ans pour un festival, c’est pas mal. C’est l’âge du LUFF, grand frère du MUFF, petite soeur née dans les bas-fonds de Marseille et nourrie  de l’enthousiasme d’une équipe bénévole pour les ovnis, tout comme le grand frère. « Toujours jamais content, c’est un peu notre motto, notre mojo, c’est l’huile du moteur qui nous fait avancer, c’est le lubrifiant qui nous fait glisser à la façon d’un surf sur une vague sinueuse de décadences joyeuses vers un pays de merveilles visuelles et sonores. Telle une Alice en pleine puberté, le LUFF explore, expérimente, teste, se vautre, prend des baffes, des gnons et des coups de boule…  » Et le grand frère, en la personne de Julien Bodivit, programmateur ciné, vient en visite à Marseille avec en poche un film présenté pour la compétition internationale du LUFF 2016 : The Eye’s dream de Hisayazu Satō sorti en 2016 au Japon….Bijou Bijou.


C’est la rencontre entre le Dr. Sata, neurologiste spécialisé dans le phénomène «des membres fantômes» perçu par les personnes ayant subi une amputation, et de Maya, photographe obsédée par l’œil humain depuis qu’elle énucléa l’homme qui tenta de l’enlever. Si son Hana-Dama, présenté en 2014 au LUFF, s’était avéré moins personnel que nombre de ses précédents efforts, The Eye’s Dream marque le retour de Satō à l’érotisme politico-subversif qui l’a fait connaître. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la production fut motivée par la rencontre de Satō avec les ethnologues Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel, auteurs du documentaire Leviathan primé à Locarno en 2012.

The Eye’s Dream

de Hisayasu Sato – 2016, Japon, 1h42, VOstFR, interdit aux moins de 16 ans

Suivi d’un concert de
Cogne&Foutre
LARV-R& Kinopositive

Hisayazu Satō :

Réalisateur underground japonais oeuvrant dans le Pinku. Il s’attache le plus souvent à porter à l’écran  les obsessions, délires fantasmatiques et fétichistes, les perversions engendrées et nourries par les névroses et aliénations sociales : sexe, violences et souffrances sont ainsi ramassées dans un joyeux mélange conceptuel où le voyeurisme est constamment questionné. Satō a été très prolifique bien que ses films furent (et restent) difficiles à trouver.

Le genre PINKU :

Parfois transcrit pink eiga, pinku-eiga ou encore pink-eiga) signifie littéralement « cinéma rose » et désigne une forme de cinéma érotique japonais. Après 1971, les studios Nikkatsu appelèrent roman porno leurs pinku eiga. Apparus dans les années 60, les pinku eiga sont des films à petits budgets, souvent tournés en quelques semaines, et qui permirent à quelques studios – comme la Tôei et Nikkatsu – de sortir la tête de l’eau et d’éviter la faillite. Mais surtout, naît en plein mouvement étudiant, ils sont pour certains dotés d’une réelle charge subversive contre l’Etat japonais. Dans les Pinku, le scénario reste relativement important, le sexe n’est pas montré crûment, les diverses formes de perversions et surtout de sadisme à l’égard des femmes constituent souvent la principale ressource érotique, et les films pinku eiga sont généralement tournés avec un budget minuscule. La qualité photographique des premiers pinku eiga les distingue aussi des films érotiques modernes : ils étaient tournés en 35 mm et prévus pour être projetés sur grand écran.
Les plus célèbres réalisateurs du genre sont Tetsuji Takechi, Koji Wakamatsu, Osamu Yamashita, Masao Adachi, Hisayasu Sato et Takahisa Zeze

 

LES PARTENAIRES DE PROGRAMMATION

Le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) s’applique depuis maintenant quinze ans à ne pas caresser son public dans le sens du poil, en proposant une programmation hors normes et originale.Le LUFF fusionne la musique et le 7e art dans une alchimie d’images insolites et de sonorités xénomorphes, créations d’artistes novateurs ou avant-gardistes internationaux peu représentés sur le territoire Suisse.

Archives de la programmation sur la page Wikipédia du LUFF.

 

 

De la poésie, du trash, du potache, du romantique, du chaos et de la surprise pour la première édition du MUFF, Marseille Underground Film Festival. Le MUFF, c’est l’amour du poétique, du pornographique, du beau, du politique, du bizarre, du violent, du sibyllin, du féministe, du laid, de l’occulte, du contemplatif, du pauvre, du spirituel…des souterrains. Bienvenus aux rebuts, aux parias, aux boiteux, aux très vieux, aux anonymes. C’est le cinéma et la musique laissés sur le bord de la route, mais qui continuent de naviguer, hors du circuit.

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2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

La carte 10 séances + adhésion annuelle
45€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance


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