À l’occasion du cycle Arder amando, traversée mythique en terres de cinéma, qui aura lieu du 26 septembre au 1er octobre et du 19 au 22 octobre 2017, Videodrome 2 s’associe à la librairie L’Odeur du temps pour vous proposer une sélection d’ouvrages à la vente.

 

Val del Omar, cinéaste espagnol né en 1904 à Grenade, a produit beaucoup d’écrits. Inventeur de génie dans son laboratoire de l’image et du son à Madrid, il a poursuivi sa vie durant une recherche mystique sur le cinéma, où l’inventivité technologique répondait à la poésie de l’image. Ses poèmes et ses écrits techniques permettent de mieux comprendre la complexité de sa pensée. Certains textes ont été rassemblés par son gendre dans Tientos de erotica celeste (Diputacion Provincial de Granada, 2012).
Malheureusement, il n’existe pas à ce jour de traduction de ces textes en français.

 

 

 

 

 

 

Proche de la « génération des 27 » espagnole, il a participé avec le célèbre écrivain Federico García Lorca aux Missions pédagogiques de la Seconde République espagnole. Tous deux partageaient cette conception d’une culture élévatrice de l’esprit. Le cinéaste s’inspirait de la poésie de Lorca, qui lui aussi chantait la beauté profonde de son pays. Son œuvre de jeunesse, Impressions et paysages (1918), s’imprègne d’un voyage effectué sur les terres de la vieille Castille. Le Romancero gitano (1928), son œuvre la plus connue, rend quant-à-elle hommage à l’Andalousie et à l’âpreté de cette terre gitane. Dans cette même génération on retrouve Luis Buñuel. L’occasion est toute trouvée pour (re)lire son autobiographie, Mon dernier soupir (1982), co-écrite avec l’écrivain du cinéma Jean-Claude Carrière.
« Je ne me suis aidé d’aucune note, d’aucun livre, avec mes affirmations, mes hésitations, mes répétitions, mes lacunes, avec mes vérités et mes mensonges, pour le dire en un mot : ma mémoire. » dira Buñuel à propos de ce livre qui retrace l’histoire du « père du surréalisme ».

 

Jean Epstein est un autre poète du cinéma, philosophe, critique et théoricien prolifique. Dans Bonjour cinéma (1921), il s’interroge sur l’effet que peut produire le cinéma sur le spectateur, une nouvelle magie de l’image à comprendre et à explorer.. Un autre ouvrage sera disponible : L’Intelligence d’une machine, (Melot, 1946).

 

 

 

 

 

 

Pour accompagner la projection des films de Raymonde Carasco, nous vous conseillons le très bel ouvrage Dans le bleu du ciel ; au pays des Tarahumaras, 1976-2001. Ces carnets font trace de cette impressionnante transformation intérieure et même spirituelle au contact des Tarahumaras, et se lisent comme un roman d’aventures ou un récit de voyage, dans une langue précise, lumineuse et sensible.

Raymonde Carasco s’était lancée sur les traces d’Antonin Artaud et Sergueï Eisenstein. Nous nous devions donc de joindre à ces films le célèbre livre d’Artaud, Les Tarahumaras (1945). Comme Raymonde Carasco après lui, Artaud est ressorti transformé de ce voyage mythique et mystique en terres mexicaines. À peu près au même moment, c’est le russe Sergueï Eisenstein qui se rapproche des Tarahumaras. Une expérience mexicaine intense et tragique pour le cinéaste puisqu’il se verra dépossédé de son film qu’il ne pourra jamais terminer. Une édition du scénario original d’Eisenstein de ce film inachevé viendra compléter ce tableau mexicain.

Bon voyage et bonne lecture!

 

Voir le programme complet du cycle
Arder amando, traversée mythique en terres de cinéma

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