Dix films, 28 pays, un seul prix. Le 23 novembre dernier, Toni Erdmann a remporté le Prix Lux 2016. Cette co-production allemande, autrichienne et roumaine a été récompensée à l’occasion des 10 ans d’existence de ce prix cinématographique remis chaque année par le Parlement Européen depuis 2007 et permettant au film sélectionné de vivre dans les 24 langues de l’Europe. Détour par cette initiative culturelle d’ouverture et de voyage des cultures pour La journée de l’Europe 2017 grâce et à l’initiative du Parlement Européen et en partenariat avec le Goethe Institut Marseille; Toni Erdmann et A peine j’ouvre les yeux (film finaliste) seront diffusés pour l’occasion. En présence de Bob Messini, vous pourrez également découvrir Folles de joie de Paolo Virzi à l’Institut Culturel Italien le mercredi 10 mai à 18h30.


A peine j’ouvre les yeux

de Leyla Bouzid – 2015, France/Tunisie/Belgique, 1h46

Tunis, été 2010, quelques mois avant la Révolution, Farah 18 ans passe son bac et sa famille l’imagine déjà médecin… mais elle ne voit pas les choses de la même manière.
Elle chante au sein d¹un groupe de rock engagé. Elle vibre, s’enivre, découvre l’amour et sa ville de nuit contre la volonté d’Hayet, sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits.

 » Bon sang ne saurait mentir. Mensongère dans la plupart des cas, qu’il s’agisse de noblesse ou de show-business, la formule sied à quelques-uns et unes. C’est le cas de Leyla Bouzid, fille d’un cinéaste précieux en la personne du Tunisien Nouri Bouzid, laquelle signe un premier long-métrage plein de promesses. Venue étudier en France à l’âge de 18 ans, la jeune femme est aujourd’hui diplômée de la Femis, et a déjà collaboré avec Abdellatif Kechiche sur La Vie d’Adèle.

Première surprise, alors qu’elle tourne dans son pays, la réalisatrice évite le film d’urgence attendu, qui se serait confronté au séisme de la révolution et à l’immense défi démocratique qui se joue actuellement en Tunisie. Il y aurait eu du panache à le faire, il n’y a pas pour autant de honte à s’y soustraire. Leyla Bouzid a visiblement préféré ne pas s’infliger à elle-même cette pression, et a fait le petit pas de côté qui lui permet, in fine, d’aborder une situation qui vaut aujourd’hui aussi bien qu’hier.

Tous les amateurs de cinéma arabe, et particulièrement maghrébin, en connaissent par cœur le motif : éprouver la liberté et aussi bien l’aliénation d’une société à l’aune du statut réel accordé à la femme. Mais, quitte à remettre le motif sur le métier, elle parvient à composer un des ouvrages les plus pertinents en la matière. Le film se déroule dans un passé plus que proche : en 2010, à la veille du « printemps arabe », sous le régime défunt du président Ben Ali.

Son rêve va se fracasser sur la réalité de son pays, insoupçonnée par cette enfant de la bourgeoisieFarah, bac en poche, est une jeune fille de son temps, qui rêve d’amour, de musique, de liberté. Son rêve va se fracasser sur la réalité de son pays, insoupçonnée par cette enfant de la bourgeoisie, fille d’un père ingénieur et d’une mère infirmière. Membre d’un groupe de folk-rock artistiquement et politiquement engagé, dénonçant l’immobilisme réactionnaire de…  »

Jacques Mandelbaum

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Le prix LUX

Le Prix LUX du Parlement européen aide à promouvoir le cinéma européen, rendre les films accessibles à un public plus large et encourager le débat sur les valeurs et les questions sociales à travers l’Europe. Attribué par un jury formé par les députés européens, le prix LUX récompense une œuvre qui souhaite illustrer l’universalité des valeurs européennes, la diversité culturelle et le processus de construction continentale. Il est remis par le président du Parlement européen. Il prend la forme d’une aide en nature par le biais du sous-titrage et du kinescopage des trois films finalistes dans les vingt-quatre langues officielles de l’Union européenne. Le film lauréat bénéficie également d’un financement du Parlement européen en vue d’adapter la version originale pour les personnes malentendantes et malvoyantes et de promouvoir ces copies.
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Plus importante institution culturelle de la République Fédérale d’Allemagne, le Goethe-Institut a pour mission de promouvoir l’étude de l’allemand à l’étranger et d’accompagner la coopération culturelle internationale. Il encourage aussi la découverte de l’Allemagne en informant sur la vie culturelle, sociale et politique du pays. Le Goethe-Institut a ouvert un établissement à Marseille à l’occasion de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture qui poursuit depuis ses activités culturelles tout au long de l’année. Depuis 2014, il s’est installé à la Friche la Belle de Mai.

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