A la nuit tombée sur la terrasse du Videodrome 2, projection en 35mm

ATTENTION : En cas de vent fort, le film sera projeté dans la salle de cinéma!

Le Videodrome 2, avec la collaboration de DodesKaden, étend son espace de projection à sa terrasse arborée. Venez découvrir des films dans les conditions du plein air, attablé en sirotant un verre, avec le bruit du projecteur 35mm.

 

Le voyage de Chihiro
de Hayao Miyazaki – 2001, Japon, 2h04, VOstFR, Copie 35mm

 

La petite Chihiro accompagne ses parents dans une promenade sylvestre qui doit les conduire vers leur nouvelle maison en banlieue. Mais, alors qu’elle prend un raccourci à travers un tunnel peu emprunté, la petite famille se retrouve soudain en territoire inconnu. Le temps de retrouver leur chemin, ils font une halte dans un gigantesque restaurant en plein air, totalement déserté. Affamés, les parents de Chihiro commencent à goûter les plats proposés dans les diverses échoppes, ce que la jeune fille, intimidée par le lieu, se refuse à faire. Hypnotisés par les plats succulents, ses parents s’empiffrent à une vitesse inquiétante avant de se changer, sous les yeux d’une Chihiro horrifiée, en énormes cochons…

 

 

« Chihiro est une Alice dont le pays des merveilles serait une ville fantôme livrée aux ombres. Mais, quand on pénètre dans l’imaginaire fabuleux de Hayao Miyazaki, il ne faut pas se fier aux apparences. Il plonge ici une fillette de 10 ans dans une fantasmagorie effervescente qui commence comme un cauchemar – les parents de Chihiro sont changés en porcs – et se poursuit comme un rêve agité, débordant d’épreuves et de sortilèges, peuplé de majestueux dragons blancs, de divinités extravagantes. Pour sauver sa peau, il n’y a qu’une issue : travailler à l’établissement de bains, sous la férule de dame Yubaba. Au-delà de cette limite, le récit devient aléatoire, car au coeur des thermes où les divinités se refont une santé le moindre événement déclenche une cascade de bifurcations narratives, qui sont tout l’art de Miyazaki : la panique quand se pointe un « extraputride », monstrueux magma de gadoue nauséabonde, ou l’envol d’un masque de vieillard ricanant…
L’imagination, ici, est un typhon qui ne laisse rien en place. Miyazaki prend le risque de tous les télescopages, du grotesque de cartoon au surnaturel féerique (un train filant dans la nuit sur une mer étale laisse, dans la mémoire, une trace indélébile). Le bestiaire d’animaux « humanisés » et d’humains « animalisés » qui peuple le film renvoie à la familiarité du cinéaste, depuis l’enfance, avec l’univers des dieux et des esprits. Et puis il y a ces présences obsédantes tel le « Sans visage », spectre errant au masque blanc figé de kabuki, atteint d’une intense mélancolie. Miyazaki propose d’y voir une allégorie du Japon actuel, en crise. Effleurant des vérités toutes simples, sur le bonheur, le courage ou la nature, Le Voyage de Chihiro prouve qu’il est possible de réinventer le merveilleux de l’enfance dans un univers inédit. »
Jean-Claude Loiseau pour Télérama

 

 


 

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Videodrome 2
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