Cette semaine venez découvrir le premier long-métrage de Sebastien Laudenbach, La jeune Fille sans main, un chef-d’œuvre du cinéma d’animation.

 

La jeune fille sans mains
de Sébastien Laudenbach – 2016, France, 1h16

 

Un meunier reçoit la visite du Diable et, malgré l’amour qu’il porte à sa fille, il renonce à elle en échange de la richesse éternelle. Comme si cela ne suffisait pas, le Diable l’oblige à lui couper les mains, trop peu souillées à son goût. Ce supplice s’avère malheureusement inutile car le Diable juge que la jeune fille reste trop pure pour lui, et il disparaît en jurant qu’il trouvera un moyen d’obtenir réparation. La pauvre malheureuse part de chez elle, sans savoir où aller, et son père se rend bien compte qu’il ne retrouvera jamais l’estime de son unique fille. Un long chemin vers la liberté et la paix commence alors pour notre héroïne.

 

Rares sont les films qui procurent au spectateur une telle sensation de liberté de création et dégagent une telle force. Ce bijou a été inspiré à Sébastien Laudenbach par la lecture du conte éponyme des frères Grimm et il serait injuste de parler d’adaptation car le réalisateur s’est totalement réapproprié ce classique de la littérature et en a fait un film d’une grande modernité, tant dans sa forme que dans son fond. La morale chrétienne du récit des frères Grimm fait ainsi place à la quête d’émancipation d’une jeune fille plus pure que pieuse. Si les grandes lignes de l’histoire ont été conservées, de nombreuses modifications ont été apportées, changeant radicalement le sens du conte et la place donnée au personnage principal féminin. Prendre sa vie en main, ne plus laisser les autres décider pour elle, voilà bien ce que l’héroïne de ce film a l’intention de faire, et elle y parviendra, fort heureusement.

 

Avec La jeune fille sans mains, le cinéaste fait appel aux sens et à l’imagination du spectateur en faisant parfois apparaître par éclairs et fragments de peinture, personnages et décors, au milieu de magnifiques tableaux. Comme Norman McLaren en son temps avec Blinkity Blank, que vous avez pu voir il y a deux semaines, et d’autres de ses courts métrages, Sébastien Laudenbach fait participer le spectateur à la création de son film et montre bien en quoi l’animation reproduit la vie, se confond à elle. Ainsi, les apparitions et les disparitions successives des traits de la jeune fille évoquent par moments avec un grand réalisme les battements de son cœur.

 

Il est important de savoir que La jeune fille sans mains n’est pas un film réalisé pour une tranche d’âge particulière, il n’est donc pas particulièrement destiné au jeune public, mais des enfants de 9 ans ou plus peuvent le voir et vivre une expérience cinématographique très riche. Par son originalité, il est même possible que les enfants, ayant en général moins d’a priori que les adultes, adhèrent plus facilement qu’eux à cette œuvre singulière.

 



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